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Ghyslain Héroux, directeur-général de Hockey Magog, fait preuve d’une extrême prudence quant à une éventuelle relance de la saison.
Ghyslain Héroux, directeur-général de Hockey Magog, fait preuve d’une extrême prudence quant à une éventuelle relance de la saison.

Hockey Magog prône la patience

Jean-Guy Rancourt
Jean-Guy Rancourt
La Tribune
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Il ne se passe maintenant plus une journée sans qu’une organisation de hockey mineur quelque part au Québec annonce qu’elle ferme les livres sur la saison 20-21. Chez Hockey Magog, on a plutôt choisi de prôner la patience.

Ghyslain Héroux, directeur-général de Hockey Magog, fait néanmoins preuve d’une extrême prudence quant à une éventuelle relance de la saison. 

« Comment savoir ce que la pandémie nous réserve dans les prochaines semaines? Je ne commencerai pas à affirmer que les jeunes retourneront sur la glace dans deux, trois ou quatre semaines. Toutefois, ce qui nous avantage à Magog, c’est que nous savons qu’il y aura de la glace jusqu’au mois de juin à l’aréna. C’est la présence des Cantonniers et la possibilité que la Ligue midget AAA du Québec termine sa saison, si elle finit par démarrer, au mois de juin qui vient nous aider par la bande. Nous n’avons aucun ultimatum de la ville de Magog comme quoi nous devons avancer une date pour la fin de nos activités. Tout est au beau fixe pour le moment. Alors, rien ne sert de précipiter une décision qu’on pourrait regretter par la suite. Si nous pouvons offrir six ou sept semaines de hockey à nos jeunes, on va le faire », a commenté Héroux.

Réalité différente

Ce dernier reconnaît que la réalité magogoise est différente de celle de Hockey Sherbrooke par exemple.

« Une petite organisation comme la nôtre peut se virer de bord en 24-48 heures pour repartir la saison. Si je prends Hockey Sherbrooke, ce n’est pas du tout la même histoire. On ne retourne pas plus d’un millier de jeunes dans le feu de l’action en claquant des doigts. Pour d’autres associations, c’est l’aréna qui a tiré la plogue. C’est tout à fait compréhensible que certaines organisations décident d’annuler la saison. Pour le moment, nous avons le meilleur des deux mondes à Magog. Alors, on va tout faire pour en tirer profit. Je suis persuadé que les bénévoles seront au rendez-vous si on obtient le feu vert. »

Il y a tout de même certains parents qui ont commencé à se manifester depuis le point de presse du gouvernement mardi pour s’enquérir de la situation et même envisager un remboursement.

« Il n’y a pas encore eu de demande formelle de parents pour exiger un remboursement, mais c’est la première fois qu’on nous aborde à ce sujet. Cela démonte quand même que certains parents en ont soupé d’attendre qu’il se passe quelque chose. Quand on leur explique qu’il n’y a pas urgence de notre côté pour prendre une décision, ils se disent assurément que le jeu en vaut la chandelle puisqu’ils ne retirent pas leur progéniture », fait valoir le directeur-général de Hockey Magog.

Héroux précise que l’organisation magogoise n’a certainement pas l’intention de faire du hockey jusqu’au mois de juin. 

« Nous n’irions pas au-delà de la fin mai. Nous respectons le soccer et le baseball et pas question de leur nuire en chevauchant leur saison respective sur une trop longue période. D’ailleurs, si on peut relancer notre saison de hockey, on ne retiendrait pas nos joueurs en cas de conflit d’horaire. Ils pourraient aller au baseball ou au soccer en toute quiétude. C’est l’entraide qui doit nous guider avec tout ce qu’on vit et le manque d’activités sportives pour les jeunes. »