Brent Bailey et les filles de l’équipe féminine de hockey de l’Université Bishop’s disputeront leurs deux premiers matchs à domicile cette fin de semaine.

Hockey féminin : Départ canon des Gaiters

Les filles de l’équipe de hockey féminine des Gaiters de Bishop’s font sensation à leur première saison au sein de l’ACHA (American collegiate hockey association). Jusqu’ici, les filles dirigées par l’entraîneur-chef Brent Bailey montrent une fiche de 3-1 et après les deux premiers classements de la saison, elles sont installées au huitième rang de la section Est de la Division 2. Les filles disputeront leurs deux premiers matchs à domicile cette fin de semaine.

Celles qui formaient auparavant l’équipe des « Polars Bears » ont été officiellement admises au sein de la ACHA en juin dernier.

Bishop’s est la seule équipe du Québec à faire partie de ce circuit féminin américain, qui comprend une vingtaine d’équipes divisées en deux sections, Est et Ouest.

Il n’y a pas de calendrier régulier établi pour chaque formation. Les Gaiters ont concocté leur horaire eux-mêmes en contactant les autres formations. Les classements sont effectués à partir d’un système de classification informatique afin de déterminer quelles équipes participeront aux championnats nationaux, à la fin de la saison.

Pour l’instant, l’équipe veut se faire une réputation en division 2 afin de prouver son sérieux et son niveau de compétitivité.

Joindre la NCAA ou encore le hockey féminin Usports (le hockey RSEQ comprend six équipes, dont deux de l’Ontario) sont parmi les options envisageables dans le futur.

« Ça se passe très bien jusqu’ici. On a un bon support de l’école, tout le monde est pas mal fier des efforts que l’ont met dans l’équipe. On se pointe à l’aréna ou au gym dès 6 h le matin. On a hâte de disputer nos premiers matchs à la maison. Depuis le début de saison, on a seulement joué sur la route », a expliqué Christine Gauthier.

C’est cette dernière, en compagnie de quelques coéquipières des Polars Bears, qui ont fomenté le projet de construire un club qui joindrait les rangs d’un circuit compétitif.

Carina Di Tomaso était aussi du nombre.

« Les Polars Bears, c’était un club qui affrontait d’autres clubs féminins de la région. On voulait aller plus loin. Avec Brent, on a pu joindre la ACHA, une ligue à notre calibre qui va permettre de nous développer. On a joué un match hors-concours contre le New Hampshire l’an dernier et on a gagné. Ça nous a donné de l’espoir », a dit Di Tomaso, une ancienne membre de l’équipe de snow board cross de l’équipe du Québec.

« Je n’étais pas une joueuse compétitive en arrivant ici, mais l’encadrement fourni m’aide beaucoup. J’ai accéléré mon apprentissage. Le calibre de jeu se compare à celui du cégep, c’est moins fort que le RSEQ. Mais l’objectif serait d’amener le programme à ce calibre-là. »

« Les autres équipes ont plus d’expériences de matchs, car on est un club associé à la ligue pour l’instant. Elles ont l’avantage de jouer à domicile. Tout est nouveau pour nous : gérer les transports, la préparation de matchs et bien jouer. »
Ancien coordonnateur offensif des Gaiters de Bishop’s et du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, Brent Bailey a toujours eu un intérêt marqué pour le hockey féminin.

Sa fille Georgia sera d’ailleurs l’une des trois joueuses de retour avec Équipe Québec féminin, dirigée par Caroline Ouellette, qui sera en action à la prochaine édition du Tournoi international de hockey pee-wee de Québec.

« On doit beaucoup aux Polars Bears, car les filles ont gardé le hockey en vie à Bishop’s. Mais l’école voulait développer un programme de hockey d’élite. Et joindre les rangs de la ACHA est un pas dans cette direction. Cela nous donne l’opportunité de bâtir le programme étape par étape. Là on est en division 2, on aimerait grimper en division 1 et ensuite, on verra. C’est une belle chance pour nous de collecter des succès, plutôt que de sauter dans l’arène universitaire québécois et avoir des difficultés pendant plusieurs années », a-t-il indiqué.

« L’ACHA est une ligue assez forte et qui a très bonne réputation, notamment en Ontario. Elle n’est pas connue ici au Québec. Les filles aiment l’idée de jouer contre des équipes américaines. Tous les ingrédients sont en place. »

« Pour cette fin de semaine, je souhaite que les gens viennent appuyer ces filles qui travaillent tellement fort. Elles le méritent vraiment. »

Les Gaiters disputeront deux matchs en fin de semaine face à l’équipe de l’Université Northeastern samedi à 15 h 30 et dimanche à 11 h, à l’aréna Molson de l’Université Bishop’s.