Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Si le Phœnix tenait à revoir Samuel Hlavaj devant son filet cette saison, c’est bien pour qu’il lui offre une chance de gagner à chaque match lors des prochaines séries éliminatoires, qui seront lancées le 8 avril.
Si le Phœnix tenait à revoir Samuel Hlavaj devant son filet cette saison, c’est bien pour qu’il lui offre une chance de gagner à chaque match lors des prochaines séries éliminatoires, qui seront lancées le 8 avril.

Hlavaj en mission

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Article réservé aux abonnés
À l’approche des séries éliminatoires de la LHJMQ, Samuel Hlavaj ne souhaite qu’une chose : faire disparaître l’arrière-goût laissé par l’annulation des séries l’an dernier pour le remplacer par de bien meilleurs souvenirs. Le gardien de but du Phœnix souhaite ainsi terminer son stage junior sur une bonne note en faisant la différence devant le filet d’une équipe transformée.

Le Slovaque de 19 ans devait protéger la cage de la meilleure équipe au Canada lors des séries 2020. Quand il regarde autour de lui dans le vestiaire du Phœnix, il remarque que l’image de l’équipe a bien changé depuis.
« Tout était différent cette saison, admet Samuel Hlavaj. Le Phœnix se trouve maintenant en reconstruction et on compte sur de nombreux jeunes joueurs au sein de l’alignement. Ils sont bons, mais ils n’ont pas l’expérience de nos joueurs de la dernière édition. Même si notre équipe termine à l’avant-dernier rang, on a tout de même la chance cette année de pouvoir prendre part aux séries grâce à la nouvelle formule. Ce sera l’occasion parfaite pour nos plus jeunes d’apprendre à jouer en séries, mais pour les vétérans, ce sera enfin notre chance de goûter aux séries, ce qu’il n’a malheureusement pas été possible de faire la saison dernière. »
Sa défensive a complètement changé en l’espace de quelques mois. Le seul vétéran à la ligne bleue? Olivier Crête-Belzile est d’ailleurs le seul représentant de l’édition 2017-2018 qui avait réussi à accéder à la deuxième ronde éliminatoire pour la toute première fois de l’histoire du Phœnix.
« Nos défenseurs ont toutefois beaucoup progressé, constate le gardien. Plus les semaines avançaient, meilleurs ils étaient. Ils sont vraiment impressionnants. Mais puisque notre équipe est très jeune, je recevais plus de lancers cette saison et des tirs plus dangereux que ceux de l’année dernière. Mon rôle demeure le même malgré tout : arrêter les rondelles tout simplement. Je présente peut-être des statistiques moins impressionnantes, mais je me concentre surtout sur la façon dont je joue en faisant les bonnes choses. »
En 20 parties, Hlavaj affiche un dossier de 7-11-2, une moyenne de buts alloués de 3,17 et un taux d’efficacité de ,895. Lors de la saison 2019-2020, le gardien a conservé une fiche de 33-3-2, une moyenne de 2,25 et une efficacité de ,915. Ce qui ne l’empêche pas d’être encore un gardien qui peut faire la différence dans une partie.
Surtout en séries, croit l’entraîneur-chef Stéphane Julien.
« Sam nous donne une chance de gagner match après match. Il amène beaucoup de confiance à notre équipe. Il a une belle présence autant sur la glace que dans le vestiaire. »
« Je ne pense pas à mes statistiques pour être franc. Je ne pense qu’à la victoire », rétorque Hlavaj, qui espère recevoir une autre invitation d’une équipe de la LNH une fois les séries terminées.
Oui, le vétéran gardien semble en mission.
« Il n’a pas raté un seul entraînement, même les optionnels. Il travaille toujours fort durant les pratiques. Cette année, il a occupé un rôle important chez les leaders de notre équipe. Il est plus vocal et n’hésite pas à s’adresser à ses coéquipiers quand vient le temps de le faire », précise son entraîneur.
Aux leaders de montrer le chemin
Avec le départ de Samuel Poulin, Alex-Olivier Voyer, Félix Robert et bien d’autres vétérans, Samuel Hlavaj a pris les commandes du leadership en compagnie du capitaine Xavier Parent, pour ne nommer que celui-là.
« Un gardien peut changer la donne en séries, admet Hlavaj, mais on mise sur la contribution de tout le monde pour arriver en gagner nos matchs et tous nos leaders doivent élever leur niveau de jeu d’un cran pour que les plus jeunes nous suivent. Le Phœnix, ce n’est pas l’histoire d’un ou deux joueurs. Tout le monde est capable de contribuer et on sent que tous nos joueurs sont excités à l’idée de prendre part aux séries, en espérant causer la surprise. On arrive avec le chapeau d’équipe négligée, mais on veut jouer de la bonne façon et éviter les erreurs. Il n’y aura qu’un seul moyen de gagner cette année. Ce sera en travaillant plus fort que notre adversaire. »
« Des joueurs comme Joshua Roy, Justin Gill et Anthony Munroe-Boucher peuvent faire la différence dans un match comme bien d’autres joueurs dans notre équipe », confirme l’entraîneur.
Joshua Roy a effectivement terminé sa saison sur une excellente note en trouvant le fond du filet plus souvent qu’à son tour.
« Il est déjà un membre important de l’équipe. Il possède tout un tir et pourrait devenir aussi important qu’un joueur comme Samuel Poulin pour le Phœnix », croit Samuel Hlavaj, qui vivra son baptême des éliminatoires dans la LHJMQ dès le 8 avril tout comme Joshua Roy et bien d’autres de leurs coéquipiers.