Jérémy Grégoire, en blanc, est reconnu pour sa robustesse et son jeu défensif, mais le Sherbrookois tente aussi de faire sa part à l’attaque.

Grégoire veut être le prochain

À sa troisième saison chez les professionnels, Jérémy Grégoire espère recevoir enfin un coup de fil du Canadien de Montréal. Le Sherbrookois estime que son tour est venu.

Le joueur du Rocket de Laval, le club-école du CH, progresse de saison en saison dans la Ligue américaine de hockey. Après avoir connu une campagne de onze points, 70 minutes de punition et présenté un différentiel de -5 en 62 parties, l’attaquant défensif a amélioré sa production offensive et son différentiel en seulement 56 parties l’an dernier pour finalement amasser 17 points en 37 rencontres cette saison. Sans parler de sa fiche de +9 et de ses 70 minutes de pénalité alors que la saison est loin d’être terminée.

« J’affiche une belle progression et c’est ce que les entraîneurs et le directeur général souhaitent voir chez un joueur, particulièrement dans la Ligue américaine, souligne Grégoire. J’ai toujours été reconnu comme un joueur intense qui excelle en défensive, mais je montre cette saison que je peux aussi obtenir ma part de points tout en travaillant aussi fort en défensive. J’ai été blessé et suspendu cette saison, mais je suis quand même satisfait jusqu’à maintenant. »

Malgré tout, Jérémy Grégoire voit ses coéquipiers disputer de nombreux matchs avec le grand club : huit pour Michael McCarron, neuf pour Logan Shaw, six pour Nikita Scherbak, 32 pour Jacob De La Rose, 32 également pour Byron Froese, 17 pour Daniel Carr, 35 pour Nicolas Deslauriers et 52 pour Charles Hudon.
« Après avoir rappelé tous ces joueurs, je souhaite que mon tour vienne bientôt. Tous ces rappels m’ont d’ailleurs ouvert la porte avec le Rocket. D’ailleurs, si notre équipe connaissait du succès en début de saison en étant au premier ou deuxième rang, les blessures chez le Canadien ont fait en sorte que nos meilleurs ont dû quitter vers la LNH et c’est à ce moment que notre club a connu sa part de difficulté. »

Maintenant reconnu au sein de la Ligue américaine, Grégoire admet qu’il sort de plus en plus de sa coquille.

« J’étais peut-être un peu gêné avec les IceCaps de St John. Mon rôle au sein de l’équipe est plus important et je me sens plus à l’aise. J’ai pris de l’expérience et je me sens prêt pour le prochain défi. »

De la relève à Laval

Si le Canadien se fait souvent accuser de ne pas avoir beaucoup de jeunes espoirs au sein de son organisation, Grégoire assure que ce n’est pas le cas.

« Il y a une belle relève à Laval. On a beaucoup de jeunes joueurs prometteurs. Le Canadien a aussi ajouté de bons vétérans afin de bien encadrer les jeunes. »

Parmi cette relève, on retrouve un dénommé Daniel Audette, un ancien membre du Phoenix de Sherbrooke.

« Daniel se démarque par ses habiletés offensives, mais il a mis l’accent sur son jeu défensif en espérant améliorer cette facette. Il se retrouve sur la première unité en avantage numérique et il produit ! »
Avec ses 23 points en 50 parties, Audette se trouve tout juste devant Grégoire au classement des meilleurs pointeurs, c’est-à-dire au 4e rang.

Du succès aux guichets


Jérémy Grégoire constate match après match que le Rocket est populaire à Laval malgré la présence du Canadien à Montréal et de l’Armada à Boisbriand.

« On attire beaucoup les familles. Je ne crois pas que les fans du CH et de l’Armada soient les mêmes que les partisans du Rocket. Ça donne aussi la chance aux gens qui ne peuvent pas se payer un billet du Canadien de venir voir du hockey de qualité. J’adore évoluer ici. Ma famille et mes parents peuvent venir me voir, ce qui est très différent de l’an dernier dans les Maritimes. »