«On ne peut pas assurer à 100% qu’il y aura un Grand Prix, mais on a espoir, on a confiance», explique la directrice générale Véronique Lizotte.
«On ne peut pas assurer à 100% qu’il y aura un Grand Prix, mais on a espoir, on a confiance», explique la directrice générale Véronique Lizotte.

Grand Prix de Valcourt : une volonté de tenir l’événement malgré la pandémie

Michel Tassé
Michel Tassé
La Voix de l'Est
Alors que les événements sportifs tombent les uns après les autres, les dirigeants du Grand Prix de Valcourt n’ont pas l’intention de baisser les bras. Et ils ont espoir de présenter l’événement du 12 au 14 février prochain.

«On ne peut pas assurer à 100% qu’il y aura un Grand Prix, mais on a espoir, on a confiance, explique la directrice générale Véronique Lizotte. Malgré les obstacles, notre volonté de tenir l’événement est très claire. À l’heure où on se parle, la question que nous nous posons est : ‘'Sous quelle forme allons-nous présenter le Grand Prix?'’»

Le Grand Prix de Valcourt, on le sait, est rien de moins que le plus gros événement hivernal de sports motorisés au monde. Et selon Mme Lizotte, l’annuler risquerait fort d’avoir des conséquences très négatives.

«La raison première pour laquelle nous tenons à présenter le Grand Prix est de soutenir le sport et ses athlètes. Les gens investissent beaucoup d’argent dans leur passion et on ne veut pas les abandonner.»

Évidemment, le mois de février, c’est encore très loin dans le contexte actuel. Mais les dirigeants du Grand Prix n’ont pas le choix d’avancer et de se préparer.

«Nous sommes en communication avec les représentants de la Santé publique. Nous voulons présenter le Grand Prix dans le respect total des normes sanitaires. On a du temps pour se préparer et on veut bien faire les choses.» 

Mais il y a des inquiétudes. À moins d’une réouverture des frontières, les coureurs américains, notamment les stars des courses présentées sur l’ovale de glace, devront déclarer forfait.

«Les Ontariens pourront être là, mais on s’attend tout de même à une baisse de 20% à 30% de participation chez les pilotes. Et il faudra voir si tous les championnats à l’intérieur desquels le week-end du Grand Prix est inscrit auront lieu. Au moins, on sait que les championnats québécois de snocross et de snow bike sont à l’horaire.»

Partenaires fidèles

Le Grand Prix de Valcourt est financé à 80% par le privé. La récolte de commanditaires joue un rôle plus qu’important dans le succès de l’événement. Et on imagine aisément que les organisateurs peinent plus qu’à l’habitude à conclure des ententes en cette période très particulière.

«Nos partenaires sont plus hésitants que d’habitude, mais dans les circonstances, c’est tout à fait normal, avoue Véronique Lizotte. Ceci dit, ils sont là et ils nous sont fidèles. Nous sommes chanceux.»

Bien sûr, si le Grand Prix de Valcourt a bel et bien lieu dans quatre mois, personne ne sait à l’heure où on se parle combien de spectateurs pourront y assister. Clairement, l’événement aura besoin de la fidélité de ses partenaires…

«Ce sont des choses qui nous trottent dans la tête, c’est certain. Mais nous ne sommes pas rendus-là…», conclut la directrice générale.