Gabriel Fontaine, un ancien du Phœnix de Sherbrooke, aimerait s’établir avec les Rangers de New York. Il en est à la dernière année de son contrat professionnel avec cette organisation.

Gabriel Fontaine veut profiter du «timing»

Après deux saisons avec le Wolf Pack d’Hartford, le club-école des Rangers de New York dans la Ligue américaine de hockey (LAH), le Sherbrookois Gabriel Fontaine veut profiter d’un bon moment afin de percer le grand club. La reconstruction de l’équipe pourrait aider le jeune joueur de centre à atteindre son ultime objectif à sa dernière année de contrat.

« Ça me motive vraiment beaucoup, assure l’ancien du Phœnix de Sherbrooke et des Huskies de Rouyn-Noranda. Le hockey, qu’on le veuille ou non, c’est aussi une question de timing. Même si le joueur est prêt, mais qu’il n’y a pas de place dans la LNH, il peut vivre un peu de frustration. Cependant, les Rangers se rebâtissent et je commence à faire mes preuves dans la Ligue américaine, donc je pense attirer quelques regards. De savoir qu’il y a de la place avec les Rangers l’an prochain, ça me motive pour l’été et ça me donne des buts. »

Fontaine tentera de faire écarquiller les yeux au prochain camp d’entraînement, ce qu’il n’a pas pu faire l’an dernier. « J’ai été un peu déçu au camp des recrues des Rangers l’an dernier, car je me suis blessé. Je n’ai donc pas pu me mettre en valeur auprès du nouvel entraîneur. Mon année avec le Wolf Pack a vraiment bien été. J’ai démontré plus d’offensive, plus de confiance en moi. Mon jeu était plus solide et complet », décrit celui qui a vu sa production offensive passer de 18 à 26 points.

« La ligue a un style de jeu différent, continue-t-il. C’est vraiment difficile de faire de bonnes statistiques et ceux qui en ont de bonnes montent dans la Ligue nationale. C’est mon but pour l’an prochain, que ce soit au début de la saison ou au cours de celle-ci. »

Quel est son rôle avec sa formation? « Cette année, j’ai eu droit à quelques avantages numériques. Cependant, si je monte dans la LNH, mon rôle serait probablement celui de centre défensif, qui est responsable, qui apporte de la vitesse, mais qui crée aussi des choses offensivement », avoue-t-il, ajoutant que c’est en pratiquant ce style de jeu qu’il a attiré l’attention des Rangers qui l’ont repêché en sixième ronde en 2016.

Depuis qu’il évolue dans la LAH, Gabriel Fontaine n’a pas eu la chance de participer aux séries éliminatoires. Si son premier objectif est d’amorcer la saison au Madison Square Garden, participer aux séries dans la Ligue américaine en est un autre, s’il a à redescendre. « En fait, mon but serait de prendre un rôle plus important dans la chambre, relativise-t-il. Chaque année, on bâtit, on s’améliore. Dans ce temps-là, l’entraîneur te fait plus confiance et tu as plus de points. Tout va ensemble. »

« J’ai eu ce rôle en fin de saison, continue Fontaine. Quand l’équipe a fait signer des joueurs de collèges américains, comme il n’y avait pas vraiment de vétérans à Hartford, j’ai essayé d’aider les nouveaux. Je les ai épaulés et je leur ai montré comment ça marchait. Cette année, j’ai pris une coche de plus au niveau du leadership. Mon anglais s’améliore, donc je suis plus à l’aise de faire des commentaires. »

Après ses quelques semaines de repos dans son Sherbrooke natal, Gabriel Fontaine ira s’entraîner à Châteauguay afin de se préparer pour les camps d’entraînement qui arriveront à la fin de l’été. « J’ai hâte que ça arrive. J’ai de grosses attentes envers moi-même. Je comprends un peu mieux le jeu. Je ne sais pas comment ils me voient. Dans ma tête, je suis un peu comme un underdog. Je vais arriver en ne leur donnant pas le choix de me voir », résume le jeune homme de 22 ans.