Football collégial : un pas dans la bonne direction, mais rien n’est gagné

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
SHERBROOKE — Jusqu’à présent, ce sont 90 % des Cégeps partout en province qui ont confirmé leur intérêt pour une session sportive d’automne, confirme le RSEQ. Mais il y a encore plusieurs étapes à franchir avant le botté d’envoi, confirme Sylvain Laflamme.

Le directeur des sports du Collège Champlain a confirmé l’intérêt de son institution à participer à une session sportive d’automne. Mais les défis sont nombreux. Comme celui de se trouver un terrain.

« On a indiqué au RSEQ qu’on suivait, on va voir où ça nous mène. Il y a encore beaucoup à faire. On doit d’abord avoir un terrain. À ce moment-ci, on ne pourra jouer nos matchs au Coulter Field, de l’Université Bishop’s. Bishop’s a un comité de santé et de sécurité, et j’imagine que s’il n’a pas autorisé son utilisation pour leur équipe de football, ça doit être la même chose pour nous. »

Voilà pourquoi les Cougars de Champlain se sont entraînés à quelques reprises sur le terrain synthétique de l’école secondaire du Triolet.

« On regarde les options qui s’offrent à nous. À première vue, le Triolet pourrait être une option pour nos matchs à domicile. La décision finale d’aller de l’avant est tombée aujourd’hui (lundi), je n’ai pas eu le temps d’amorcer des démarches en ce sens. Tout le monde navigue du mieux qu’il peut à travers ça, on fait du mieux qu’on peut pour offrir des services à nos étudiants athlètes tout en maintenant leur sécurité », a dit Sylvain Laflamme.

Comité de ligue mardi

Les détails de la saison collégiale 2020 demeurent toutefois à être peaufinés.

« On a un comité de ligue demain (mardi), et on va aborder plusieurs choses. Mais ma compréhension, ce que j’anticipe, c’est un calendrier allégé et probablement des regroupements pour éviter d’aller dans trop de régions », a dit Sylvain Laflamme.

« On n’est pas encore rendus à l’étape de jouer. C’est dur de s’avancer là-dessus. On poursuit le processus. Je sais que l’ensemble des Cégeps décide de poursuivre, mais sous quelle forme? C’est encore à être défini, il n’y a pas de décision de prise de ce côté-là. Lundi, c’était seulement un vote pour dire on continue, mais si pour la suite des choses, ça ne rencontre pas nos valeurs, si on ne se reconnaît pas là-dedans, c’est possible qu’on ne poursuive pas. »

Maximiser le temps de jeu

Quelque 90 % des Cégeps ont déjà donné leur accord pour une session sportive d’automne. Seul le Cégep de Maisonneuve s’est retiré lundi.

Le Cégep de Sherbrooke a déjà annoncé, il y a quelques semaines, son désir de jouer.

Une bonne nouvelle, dans l’ensemble, a confirmé Gustave Roel.

« C’est plus qu’un pas vers l’avant. Les cégeps avaient jusqu’à aujourd’hui (lundi) pour signifier leur intérêt et 90 % d’entre eux sont de retour, soit le même nombre que l’an passé. Seulement 10 % n’ont pas encore confirmé, c’est positif. »

« Seul bémol, est-ce que la situation au Vieux-Montréal peut venir influencer la décision de certains cégeps qui ont décidé de joindre la session d’automne? Ça fait partie du risque. C’est normal. Tant et aussi longtemps que la saison n’est pas commencée, les gens ont le droit de se retirer, il faut protéger ça. Par contre, les Spartiates ont appliqué le protocole, ils ont retiré les joueurs qui ont été identifiés, ça devrait rassurer les gens du collégial. »

« Car des cas similaires, on risque d’en avoir assurément d’autres. Il faut s’attendre à ça. Et c’est pour ça que le scolaire a modifié son calendrier afin de faire le moins de déplacements possible. Je crois que ce qui s’est passé aujourd’hui (lundi) va les forcer à réfléchir sur le format du calendrier afin de maximiser le temps disponible pour les jeunes pour faire du sport. »