Si le Phoenix souhaitait poursuivre ses activités, il devait sauter dans le train sans aucune garantie. 
Si le Phoenix souhaitait poursuivre ses activités, il devait sauter dans le train sans aucune garantie. 

Foncer dans le mur ou se donner la chance de l’éviter

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Deux options s’offraient au Phœnix de Sherbrooke lorsque la LHJMQ a proposé son plan de relance : accepter de tenir une saison à huis clos dès le 1er octobre en risquant de connaître un déficit important ou bien simplement laisser tomber la concession.

« En décidant de mettre une croix sur la saison 2020-2021, on aurait foncé dans le mur et perdu notre concession. En décidant de disputer la prochaine campagne, on se donnait la chance d’éviter ce mur. Ça se peut qu’on le frappe. Mais j’aime mieux voir notre organisation éponger un déficit cette année et pouvoir ensuite conserver la franchise et tenter de sauver les meubles les saisons suivantes », déclare Denis Bourque, président du Phœnix.

Si la webdiffusion peut aider les propriétaires des différentes équipes et la LHJMQ à réduire les dettes, les dirigeants comptent également sur l’aide du gouvernement. 

C’est d’ailleurs avec une confiance aveugle que les 18 organisations ont choisi d’aller de l’avant et de tenir la saison 2020-2021.

« Pour l’instant, la seule entente que nous avons avec la sphère étatique au niveau de la reprise de nos activités est l’approbation du protocole de retour au jeu par la Santé publique, soutient la LHJMQ. Nous sommes toujours dans des discussions très constructives avec le gouvernement pour avoir une aide financière pour nos organisations afin qu’elles puissent poursuivre leur mission de développer nos athlètes-étudiants. »

La rumeur laissait croire qu’une aide du gouvernement provincial avait déjà été remise aux 12 équipes junior majeur du Québec. Une information qui a été démentie par la LHJMQ. 

« Si le gouvernement ne nous aide pas, on n’y arrivera jamais, confie Denis Bourque. J’ose croire qu’il y a déjà des scénarios d’aide sur la table. On nous a demandé de faire confiance à la Ligue et au gouvernement et qu’une aide suivra par la suite selon la situation. Mais avouons que tout est de plus en plus inquiétant en ce qui concerne la COVID-19. Puis le portrait n’est toujours pas clair du côté du gouvernement. » Heureusement, les organisations reçoivent une subvention salariale de 75 % du gouvernement.

« Mais s’il faut se passer des spectateurs durant toute la saison, on ne pourra pas survivre sans aide gouvernementale ou sans un appui de la Ville de Sherbrooke », rappelle M. Bourque.