Ryan DaSilva et Brendan Cregan ont été les deux meilleurs joueurs du Phoenix vendredi à Drummondville. Nicolas Guay des Voltigeurs a pour sa part marqué le but vainqueur.

Fin de match cauchemardesque

DRUMMONDVILLE — Le Phœnix a tenu le coup pendant 57 minutes de jeu vendredi soir à Drummondville lors de la première bataille du Week-end des rivalités contre les Voltigeurs. Les Sherbrookois menaient par un but grâce à Brendan Cregan, qui s’était montré parfait devant sa cage jusqu’à ce que les Voltigeurs marquent deux buts en huit secondes pour finalement l’emporter au compte de 3 à 2.

Même si les visiteurs sentaient la soupe chaude en troisième période, ils ne souhaitaient certainement pas une fin cauchemardesque comme celle-ci.

Édouard St-Laurent avait été le seul à faire bouger les cordages et il ne restait que trois minutes à jouer lorsque Gregor Macleod a finalement résolu l’énigme Brendan Cregan.

Brandon Skubel a aussitôt donné les devants à son équipe et le toit du Centre Marcel-Dionne a explosé. Nicolas Guay a enfoncé le dernier clou dans le cercueil du Phœnix alors que le filet était désert. Un but important puisque Taro Jentszch a réduit l’écart à 3 à 2 lorsqu’il ne restait que deux secondes au cadran.

« On a tellement lancé au filet, ce n’était qu’une question de temps avant de marquer, estime le capitaine des Voltigeurs, le Magogois Nicolas Guay. On a compté en ayant une présence devant le filet et par la suite, on avait le vent dans les voiles et on a ajouté deux autres buts. Ça devenait frustrant de ne pas marquer, mais tout le crédit revient à Cregan. »

Ce dernier a fait face à 39 tirs et s’est mérité la deuxième étoile de la partie.

« J’ai tenté de garder mon équipe dans le match le plus longtemps possible, admet le portier du Phœnix. Mes coéquipiers ont très bien joué devant moi. Ce n’est pas la fin espérée par contre. »

« On sentait qu’en troisième période, on allait passer plus de temps dans notre territoire, confie l’entraîneur Stéphane Julien. On a tenu notre bout durant toute la partie et à la toute fin, le train a déraillé. Notre voyage en Abitibi a eu un effet sur notre jeu en troisième période. Le niveau d’énergie était bas et les Voltigeurs ont finalement touché la cible en multipliant les attaques. »

Le Phœnix a tout de même eu ses chances de mettre la victoire hors de la portée de son adversaire.

« Le jeu clef du match est certainement l’arrêt d’Olivier Rodrigue sur Oliver Okuliar alors qu’il s’échappait en troisième période. Les deux gardiens ont été excellents », clame Julien.

« On jouait beaucoup en périphérie ce soir, on n’attaquait pas le centre et on n’exploitait pas notre force principale, c’est-à-dire la vitesse, avance le pilote des Voltigeurs, Steve Hartley. Heureusement, on a fait preuve de caractère en allant chercher deux buts en huit secondes. »

Notons que le record de la LHJMQ en ce qui concerne les deux buts marqués le plus rapidement par une même équipe est de quatre secondes et il a été réalisé trois fois en 50 ans.

Prise 2 dimanche

La bataille de la 55 se transportera dimanche après-midi au Palais des sports.

« J’espère le même niveau de compétition et le même engagement de la part de mon équipe dimanche, souffle Stéphane Julien. Le défi est beau: jouer un match contre les Huskies et deux contre les Voltigeurs en cinq jours. »

Peu à peu, la rivalité semble vouloir s’installer entre Drummondville et Sherbrooke. Surtout depuis la Classique hivernale en fait.

« Chaque fois que l’on joue contre le Phœnix, on se retrouve devant un adversaire coriace qui offre une belle opposition, ce qui fait qu’une rivalité se forme entre les deux clubs, observe l’entraîneur Steve Hartley. Peut-être pas le même genre de rivalités que celles retrouvées dans le temps de nos parents, mais ce Week-end des rivalités est un bon coup de la LHJMQ. »

« L’an dernier, on a eu de la misère contre Sherbrooke, se souvient Nicolas Guay. C’est plaisant d’affronter un club contre lequel on sent qu’il y a une rivalité. J’étais déçu de ne pas affronter mon frère Patrick, qui est blessé, mais ça arrive: on aura l’occasion de se reprendre. Encore ce soir, le Phœnix a été coriace et Cregan a été excellent. J’ai aussi beaucoup de plaisir à jouer contre mon bon ami Alex-Olivier Voyer. On aime s’écœurer sur la glace, mais à la fin de la partie on reste des amis. J’ai hâte de jouer à Sherbrooke dimanche. »

Cregan sera certainement de retour devant son filet puisque Thommy Monette s’est blessé à l’entraînement et a été remplacé par Alex Brousseau. Thomas Sigouin est également sur la touche.

« Je suis très fier de mon équipe ce soir et on affrontait un adversaire qui n’a jamais abandonné, résume Cregan. J’ai 20 ans et je veux voler des matchs à moi seul et donner une chance à mon équipe de gagner chaque soir en montrant l’exemple. On se regroupera d’ici dimanche et on reviendra encore plus fort à la maison. »