Le Phoenix s'est incliné face au Drakkar, vendredi soir.

Festival offensif contre le Phoenix

Comme la veille, le Drakkar a frappé tôt au premier vingt, marquant cette fois trois buts sans réplique. Il a même pris les devants 5-0 à un certain moment, mais il a laissé le Phœnix de Sherbrooke revenir à 6-4 en troisième. Les locaux l’ont finalement emporté par la marque de 9-4, un quatrième gain consécutif.

L’offensive du Drakkar s’est montrée particulièrement opportuniste dans cette rencontre, inscrivant 9 buts sur 30 lancers. Le gardien Dakota Lund-Cornish a déjà mieux paru, mais il n’a pas joué de chance sur certains filets et le jeu de puissance du Drakkar s’est de nouveau révélé impitoyable, frappant quatre fois en autant d’occasions.

« On a réussi à se forger une bonne avance mais parfois, la game ne tient pas à grand-chose, un petit revirement ou un petit relâchement », a lancé Martin Bernard, qui célébrait vendredi son 43e anniversaire de naissance. « Il faut continuer à travailler et se concentrer le plus longtemps possible, quel que soit le score, et apprendre à closer ces matchs-là. »

À 6-4, le pilote du Drakkar a demandé son temps d’arrêt. Deux minutes plus tard, le 40e d’Ivan Chekhovich a tiré les marrons du feu. « J’ai demandé le temps d’arrêt pour qu’on se replace les esprits. Ils ont marqué sur des jeux un peu inusités qui ont rendu le score un peu plus serré. (…) Il ne fallait pas paniquer, juste gérer notre match comme du monde. »

Pour sa part, Stéphane Julien a estimé que le résultat ne reflète pas tout à fait l’allure de la rencontre. « C’est sûr que le score est un peu décourageant mais en même temps, on n’a pas joué un si mauvais match », a souligné l’entraîneur-chef du Phœnix. « Où ç’a été plus difficile, c’est pour nos défenseurs et notre gardien. Le Drakkar a aussi le meilleur jeu de puissance de la ligue et on a été incapable de l’arrêter », a-t-il fait valoir.

« On a réussi à générer des chances de marquer, mais notre jeune défensive contre leur attaque, on n’a pas fait le poids. On a commis beaucoup d’erreurs qui nous ont coûté des buts et ça nous aurait pris de gros arrêts de notre gardien, comme (Alex) D’Orio l’a fait en première et en deuxième », a ajouté Julien.

Yaroslav Alexeyev (34e et 35e) y est allé d’une soirée de deux buts et deux passes, dont un but sur un tir de pénalité, qui s’est avéré le filet gagnant. Nathan Légaré (41e et 42e) a aussi inscrit un doublé, Ethan Crossman (16e), Christopher Benoît (9e), Jordan Martel (25e) et Mathieu Charlebois, son premier but depuis février 2017, ont aussi marqué. Le défenseur était d’ailleurs particulièrement heureux d’avoir touché la cible.

Du côté du Phœnix, Benjamin Tardif, avec un tour du chapeau, et Alex-Olivier Voyer ont trompé la vigilance d’Alex D’Orio. Le but de Voyer a mis fin à une séquence de 129 minutes et 47 secondes sans but du gardien du Drakkar.