Félix Robert a signé un premier contrat chez les professionnels.
Félix Robert a signé un premier contrat chez les professionnels.

Félix Robert signe un premier contrat chez les pros

Sébastien Lajoie
Sébastien Lajoie
La Tribune
Félix Robert a toujours fait preuve de détermination et de persévérance dans son parcours de hockey. Jamais repêché dans la LHJMQ ou même dans la LNH, il a toujours dû faire sa place en travaillant plus fort que les autres. Jeudi, il a franchi une autre étape dans sa carrière en signant un premier contrat professionnel avec l’organisation des Penguins de Pittsburgh.

Le petit attaquant originaire de Lambton a signé un contrat à deux volets, soit dans la Ligue américaine de hockey (LAH) avec les Penguins de Wilkes-Barre/Scranton, ou dans la Ligue East-Coast.

Agent libre, Félix Robert a connu une saison extraordinaire avec Sherbrooke, en 2019-2020, avant que la pandémie ne vienne gâcher les espoirs du Phoenix.

Joueur des Cougars de Champlain (Ligue collégiale de hockey du Québec), Félix Robert a été invité chez le Phoenix en 2016, et il n’est plus jamais reparti. De fait, il a récolté 216 points, dont 92 la saison dernière, en 219 parties avec Sherbrooke.

Il fut également l’un des trois finalistes au trophée du joueur par excellence dans la LHJMQ la saison dernière, titre finalement remporté par Alexis Lafrenière.

Le plan initial de Félix Robert, cependant, était tout autre. L’attaquant avait d’abord annoncé, la saison dernière, qu’il poursuivrait sa carrière au niveau universitaire, avec les Aigles bleus de Moncton.

La situation a beaucoup évolué au cours du dernier mois, a-t-il mentionné.

« Depuis un mois, ou un peu plus, que ça se discute. Au début, on parlait d’un contrat de la East Coast, moi je voulais la possibilité de jouer dans la LAH et mes agents étaient au courant de ça. Jouer dans la LAH a toujours été mon objectif, sinon, je me serais tourné vers les rangs universitaires. Les Penguins ont fait part à mes agents qu’ils avaient un intérêt, et ça a cheminé tranquillement. Maintenant, j’ai une chance. Je suis vraiment excité et j’ai bien hâte de faire partie de l’organisation des Penguins », a dit le jeune homme.

Les recruteurs des Penguins n’ont pas manqué beaucoup de matchs du Phoenix de Sherbrooke, lors des dernières années.

L’équipe de Sydney Crosby a d’ailleurs choisi le compagnon de trio de Robert, Samuel Poulin, en première ronde lors du repêchage de 2019.

« Le fait que Sam ait été repêché par les Penguins, ça m’a sûrement aidé grandement. Les recruteurs des Penguins étaient là, au Palais des sports. »

Si les activités dans la LAH doivent officiellement reprendre le 4 décembre prochain, Félix Robert poursuit son entraînement. Et il est possible qu’il joigne le Phoenix, lors de son camp, qui doit s’amorcer le 30 août prochain.

« Je ne sais pas si je vais me diriger vers le camp des recrues des Penguins, ou encore vers le camp de Wilkes-Barre/Scranton, alors je continue à m’entraîner avec mon entraîneur privé et je touche souvent à la glace afin d’être prêt pour me tailler une place dans la LAH. »

« J’ai parlé au Phoenix, mais je ne sais pas encore si je vais pouvoir être à leur camp, à cause des règlements entourant la COVID. Peut-être en septembre, on verra bien. »

Faire ses preuves, encore

Pour passer au prochain niveau, Félix Robert devra se surpasser. Encore. Mais le petit attaquant est habitué à confondre les sceptiques.

« J’ai toujours été le gars négligé, un peu ignoré, et j’ai toujours dû me prouver, partout où je suis passé. Mais je suis un passionné du hockey, alors passer du temps dans le gym, ou sur la glace, ce n’est jamais un effort! »

« Quand je m’y arrête, oui, je suis fier de mon parcours, mais j’ai tellement des objectifs précis, alors je ne m’arrête jamais à ce que j’ai fait dans le passé. Au début, je me disais que ce serait l’fun de jouer au moins un match junior, et j’y suis arrivé. J’y vais étape par étape, et mon rêve c’est de décrocher un poste avec une équipe de la LNH. On y va au jour le jour. L’objectif est grand, mais il ne faut jamais arrêter d’y croire », a-t-il lancé, plein de confiance.

« J’ai une grande famille et son support est tout simplement incroyable. C’est une grande motivation. »