L’organisation des Cantonniers de Magog a pris par surprise l’entraîneur Félix Potvin en l’honorant avant le match d’ouverture locale, vendredi.

Félix Potvin déjoué et honoré par les Cantonniers

Déjoué par sa propre organisation. Félix Potvin ne s’attendait pas à être honoré avant le premier match local des Cantonniers de Magog. Bien malgré lui, Le Chat, comme il avait été surnommé durant sa carrière dans la Ligue nationale, s’est retrouvé au centre des cérémonies du match inaugural des Cantonniers.

En plus de recevoir le titre honorifique de Cantonnier à vie, Potvin a maintenant droit à sa bannière qui a été hissée dans les hauteurs de l’aréna de Magog avant la partie de vendredi. Complices de ce secret bien gardé, son épouse Sabrina, ses filles Félicia et Noémie, ses parents Pierre et Bruna, ainsi que son frère Alex, avaient rejoint Félix Potvin au centre de la patinoire pour cette cérémonie qui a ému le principal intéressé.

D’autres invités, dont le président de la Ligue midget AAA du Québec, Yannick Lévesque, étaient aussi sur place.

Potvin touché

Le mentor des Cantonniers de Magog a été touché par cet hommage. « Je n’ai pas joué avec les Cantonniers. On ne peut pas dire que je suis un produit de l’organisation. On a donc décidé de reconnaître mon travail comme entraîneur de l’équipe. En plus, l’organisation n’a pas attendu que je sois parti comme ça se passe habituellement. C’est drôle, mais j’ai toujours un bon feeling pour ces choses-là. Cette fois, je n’ai jamais vu venu venir le coup. Ils m’ont bien eu », mentionne Potvin qui était heureux de voir sa famille à ses côtés au centre de la glace pour l’occasion.

« Les familles écopent toujours quand tu œuvres dans le monde du hockey. J’ai toujours compté sur l’appui des miens. Ils me l’ont prouvé une fois de plus en étant présents. Je suis choyé. »

Potvin a à peine eu le temps de se remettre de ses émotions pour retourner derrière son banc et diriger son équipe contre le Lac St-Louis. « Les gars me regardaient d’un drôle d’air. Ils semblaient contents pour moi. En tout cas, ils ont prolongé les célébrations en marquant dès la première minute de jeu », d’ajouter Potvin qui a eu droit à des applaudissements nourris du millier de spectateurs installés dans les gradins.

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Renaud Légaré, président des Cantonniers, était fier de son coup. « Félix a été pris par surprise. Je le connais bien et je peux vous dire qu’il était ému. Je le regardais derrière le banc lorsque l’annonceur a commencé à parler d’un ancien des Saguenéens de Chicoutimi et des Maple Leafs de Toronto. Il n’avait plus aucun doute dans son esprit et il venait de réaliser que c’était lui la personnalité qu’on voulait honorer. Qui sait, on va peut-être le garder avec nous une couple de saisons de plus maintenant », a blagué le président.

Renaud Légaré a dévié du hockey en parlant de son entraîneur. « Il y a une vague d’amour qui ne cesse de prendre de l’ampleur entre Félix et la communauté à Magog. On le demande comme président d’honneur ici et là; à l’école secondaire la Ruche un trophée porte son nom. Les gens adorent sa personnalité même s’il est un gars réservé. C’est un homme très respectueux et je comprends cet élan d’amour pour lui. Comme entraîneur, c’est le meilleur. On rebâtit chaque année et il parvient toujours à amener l’équipe vers les sommets et les championnats. Il est plus populaire que les joueurs », a fait valoir Légaré.

Les Cantonniers de Magog ne veulent rien savoir en ce début de saison de la Ligue midget AAA du Québec. Ils sont demeurés invaincus en inscrivant un quatrième gain d’affilée en disposant du Phénix du Collège Esther-Blouin par la marque de 3-1.

Quatre matchs sans fausse note

Les Cantonniers de Magog ne veulent rien savoir en ce début de saison de la Ligue midget AAA du Québec. Ils sont demeurés invaincus en inscrivant un quatrième gain d’affilée en disposant du Phénix du Collège Esther-Blouin par la marque de 3-1. Sur ces quatre victoires qui leur permettent d’occuper seuls le poste de commande du circuit Lévesque, trois l’ont été sur des patinoires étrangères.

Statistique tout aussi impressionnante que cette fiche de 4-0, les Magogois n’ont toujours pas concédé un but à l’adversaire au troisième engagement depuis le début de la saison.

Les Cantonniers se sont encore une fois montrés intraitables à Lachenaie au troisième vingt en étant les seuls à noircir la feuille de pointage. En avance 2-1 après 40 minutes de jeu, le vétéran Julien Bourget a inscrit le but d’assurance pour les champions en titre. Le Phénix a été impuissant le reste de la période face à des Cantonniers fort efficaces pour contrôler la rondelle et bien protéger leur gardien Rémi Delafontaine qui a fait face à 20 rondelles. À l’autre bout de la patinoire, la gardienne Ève Gascon a été bombardée de 36 lancers.

Les Cantonniers ont fait payer cher l’indiscipline de leurs rivaux en obtenant tous leurs buts avec l’avantage numérique, les deux premiers étant l’œuvre de Mathieu Fortin et Julien Paillé.

La troisième parfaite

Avec aucune fausse note à la fiche de sa formation jusqu’ici en troisième période, l’entraîneur Félix Potvin avoue sa surprise. « Parce que ce n’est pas une facette de la partie sur laquelle nous avons insisté à l’entraînement. Nous avons bien émis quelques petits conseils, mais sans plus. Jouer avec l’avance en troisième période, ça s’apprend. On veut que les gars jouent d’une certaine façon. Je dois reconnaître qu’ils font déjà bien les choses », explique Potvin.

Ce dernier était moins élogieux en parlant du début de la rencontre de ses protégés. « On ne gagnera pas 42 parties et il y a des performances qui laisseront à désirer. Cela est inévitable. Toutefois, débuter le match comme on l’a fait, c’est inacceptable. L’éthique de travail avait pris le bord. C’est la marque de commerce des Cantonniers. S’il y a des joueurs qui ne l’ont pas encore compris, ils devront le réaliser et ça presse. Il faut débuter nos parties en même temps que l’autre équipe, pas après 20 minutes comme aujourd’hui (hier) », a souligné le pilote des Cantos.