Les sentiers de Fat Bike Lac Brompton s’étendent sur 15 km, et 8 autres km sont prévus, l’été prochain.

Fat bike : « C'est le tourisme de demain »

Le maire de Saint-Denis-de-Brompton et le préfet de la MRC du Val-Saint-François voient du bon œil cet essor de la pratique du fat bike sur leur territoire. Non seulement cet intérêt permet à la région de développer une autre branche du tourisme sportif, elle offre également des possibilités de raccordement au parc national du mont Orford.

Jean-Luc Beauchemin et Luc Voyer s’accordent sur l’énorme potentiel du tourisme sportif tel que développé par Fat Bike Lac Brompton, surtout que les tractations vont bon train afin que les sentiers de vélo du parc de la SEPAQ soient éventuellement accessibles à un nouveau réseau.

« On a fait des demandes auprès de la MRC, pour faire des plans, des tracés. La SEPAQ attend nos plans pour voir où les réseaux vont pouvoir connecter. Ça devrait aller de Kinsbury à Orford et ensuite connecter la MRC sur l’autre sens. C’est un rêve que je caresse que la MRC soit à vélo », a indiqué le maire Beauchemin, en poste depuis sept ans.

« C’est le tourisme de demain, et il faut adapter notre offre de services en conséquence. Récemment, on s’est assis avec la SEPAQ et le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs (MFFP) et on leur a parlé de notre intérêt pour les liens cyclistes. J’ai parlé du vélo, et du fat bike. J’ai hâte de concrétiser. Ce sont des projets intéressants pour notre municipalité. Les tourismes amènent de l’intérêt et c’est bon pour nos commerçants. On a un projet de villégiature qui s’en vient et il y a encore de la place pour différents projets. On a cinq lacs à proximité », a-t-il poursuivi.

Pour l’instant, la région de Saint-Denis-de-Brompton se retrouve orpheline au centre des trois axes de la piste cyclable La Cantonnière, mais elle n’est pas desservie ni par le sentier de l’ardoise, l’axe du Ruisseau-Kee ou le sentier de la rive.

L’agrandissement du parc du mont Orford dans la mire

« Pour nous, l’accès éventuel au parc national du mont Orford, après l’agrandissement, serait optimal pour la région du Val-Saint-François. C’est par contre un dossier complexe, car cela impacte la chasse au chevreuil et l’utilisation des véhicules tout-terrains. Mais il faut regarder l’envers de la médaille et voir qu’on a la chance d’agrandir un superbe milieu naturel. Comme société, on est rendus là », a indiqué le préfet de la MRC du Val-Saint-François, et maire de Stoke, Luc Cayer.

« On a un projet à la MRC d’investissement pour les pistes cyclables. Le problème, c’est que le gouvernement ne fait que payer les réparations et l’entretien, on ne peut plus faire de développement. On a gratté les fonds de tiroir, et il restait un peu d’argent dans le fonds d’aménagement territorial. On aimerait rejoindre Kinsbury, Racine et Valcourt. »