Samuel Poulin devrait être d’une grand aide au Phœnix dans sa série face aux Voltigeurs, qui débute vendredi soir à Drummondville.

Et si le Phoenix...

CHRONIQUE / Les langues sales diront que le Phœnix affrontera en deuxième ronde une équipe qui se trouve dans une ligue à part. Pendant ce temps, j’ose prétendre que les Sherbrookois pourraient surprendre, seulement, mais seulement si...

Bon, il est vrai que la formation de Drummondville est arrivée à maturité. Elle compte tout de même sept choix de première ronde et trois deuxième ronde lors du repêchage d’entrée de la LHJMQ. Parmi ce lot, on ne compte même pas Pierre-Olivier Joseph et Nicolas Beaudin, repêchés en 5e ronde et en 3e ronde, mais en première ronde dans la LNH. Tous des joueurs ayant atteint leur plein potentiel dans le hockey junior, ou presque.

La preuve, six d’entre eux ont déjà été repêchés dans la LNH, dont un, Maxime Comtois, qui a déjà obtenu sept points en seulement 10 matchs avec les Ducks d’Anaheim plus tôt cette saison.

Le nombre de joueurs repêchés dans la LNH chez le Phoenix : zéro.

Ils sont encore jeunes, les Sherbrookois. Ce qui explique entre autres les 30 points et les 16 victoires d’écart entre eux et leurs rivaux de l’autoroute 55.

Ces mêmes langues sales diront qu’une équipe ayant marqué 338 buts et accordé seulement 173 buts ne peut pas s’incliner dans une série 4 de 7 contre un club ayant un dossier de 249 pour et 247 buts contre.

Mais... il y a toujours un mais.

Si Samuel Poulin joue à la hauteur de son talent, le Phœnix pourrait surprendre. Appuyé par un Félix Robert combatif, un Alex-Olivier Voyer monté dans le moule fait pour les séries, un Benjamin Tardif hargneux, un Bobby Dow expérimenté et de jeunes joueurs en émergence, comme Bailey Peach, Taro Jentzsch, Patrick Guay et cie.

Si la défensive, garnie de plusieurs joueurs de deuxième année seulement, joue à son meilleur, la troupe de Stéphane Julien pourrait voler quelques matchs aux Voltigeurs.

Si Dakota Lund-Cornish nous livre son meilleur hockey, et ce, d’une façon constante, les Oiseaux pourraient freiner l’attaque dangereuse des Voltigeurs.

Si Olivier Rodrigue, le portier des Voltigeurs, n’a pas retrouvé sa pleine forme après avoir soigné une blessure qui tardait à guérir, la défensive drummondvilloise pourrait être moins étanche.

Le mot d’ordre du Phœnix sera bien simple : la discipline.

Car si le Phœnix se retrouve plus souvent qu’à son tour au banc de punitions, cette série pourrait s’avérer la plus courte de cette fameuse valse printanière dans la LHJMQ. Et si l’inverse se produit, c’est là que la série pourrait basculer en faveur du Phoenix.

Sait-on jamais : combien d’équipes a-t-on vues s’asseoir sur leurs lauriers en première ronde, se faisant ainsi surprendre par les sous-estimés?

Parlez-en au Drakkar de Baie-Comeau, qui semble vivre un cauchemar présentement après avoir tout donné ses choix pour finalement être éliminé en première ronde par les Wildcats de Moncton. Ou encore aux Huskies de Rouyn-Noranda, qui ont vu l’une des pires équipes du circuit leur voler deux matchs lors du premier tour.

Le hockey, rappelons-le, ne se joue pas sur papier. Tout se passe sur la glace, comme le dit le cliché.

Il y a tellement d’impondérables. Comme les blessures, ce que l’on ne souhaite à personne, fort évidemment.

Est-ce que les Voltigeurs de Drummondville sont bâtis pour jouer encore au hockey jusqu’à la fin du mois de mai? Certainement. Il suffit de regarder l’alignement pour comprendre qu’ils pourraient non seulement soulever la Coupe du Président, mais aussi la Coupe Memorial, dont le tournoi accueillera assurément deux équipes de la LHJMQ dont les hôtes, les Mooseheads de Halifax.

Vous connaissez certainement l’expression. On dit souvent qu’avec des « si », on va à Paris.

Mais si cette fois, il y avait trop de « si »?