Selon plusieurs, William Villeneuve sera le premier joueur québécois réclamé lors du prochain repêchage de la LHJMQ. Nombreux sont ceux qui le voient pas plus bas qu’au deuxième rang.

Et si c’était William Villeneuve ?

Plus les journées et les parties passent dans la Ligue midget AAA du Québec, plus le défenseur William Villeneuve des Cantonniers de Magog fait écarquiller les yeux. À un point tel que le hockeyeur de l’arrondissement Rock Forest est maintenant vu par plusieurs experts comme l’éventuel successeur d’Alexis Lafrenière comme futur premier choix au repêchage de la LHJMQ au printemps 2018.

Villeneuve, 15 ans seulement, règne sur le circuit Denis Baillargé avec un aplomb et une assurance qu’on voit rarement, surtout à sa position. D’ailleurs, celui qui porte le dossard 32 chez les Cantonniers a été sélectionné le joueur défensif par excellence de la dernière semaine d’activités dans la Ligue midget AAA.

Après un premier mois plus tiède considérant son immense talent, Villeneuve s’est résolument mis en marche et est devenu depuis la pièce maîtresse de la troupe de Félix Potvin. En plus d’être l’arrière-garde avec le plus de points dans la ligue, soit 26 en 30 parties, Villeneuve domine aussi tous les joueurs de la ligue à sa position dans la colonne des plus et moins avec un plus 20.

Pourtant, à un certain moment donné, Villeneuve accusait un retard de presque 10 points sur le défenseur Jérémie Poirier des Grenadiers de Châteauguay. « Ce qui me dérangeait, c’était d’avoir seulement un point à ma fiche après neuf parties. Pour un défenseur comme moi reconnu pour avoir un style offensif, je ne faisais pas trop honneur à ma réputation. Mais les entraîneurs m’ont dit de continuer à jouer comme je le faisais et que ça finirait par débloquer. Ils avaient raison. Je leur dois beaucoup. Ils ont toujours cru en moi. En plus je suis entouré d’excellents coéquipiers », estime Villeneuve.

Son style

Villeneuve est reconnaissant envers ses entraîneurs Félix Potvin et Olivier Picard. « Ils n’ont jamais essayé de changer mon style, de me retenir en me disant de me porter moins souvent à l’attaque par exemple. C’est plaisant de sentir un appui de la sorte des entraîneurs. J’ai une très bonne relation avec Olivier Picard, qui s’occupe des défenseurs. Si on essayait de faire de moi un joueur différent, c’est là que je deviendrais à risque », soutient celui qui avait été proclamé le joueur le plus prometteur bantam AAA la saison dernière dans la Ligue de hockey d’excellence du Québec.

Félix Potvin est le premier à reconnaître que ce serait une grossière erreur de demander à son as défenseur d’être moins audacieux avec la rondelle. « C’est un patineur tellement fluide. Il fait tout bien sur la glace. Il sait quand exploser ou ralentir selon la situation qui se présente. Sa vision du jeu est phénoménale et toutes ses sorties sont calculées. C’est un charme de le diriger. Il veut constamment s’améliorer », explique le pilote des Cantos.

Celui-ci a aussi vanté le jeu défensif de son poulain. « Il est tellement dominant avec la rondelle qu’on oublie qu’il est également très bon dans note territoire. Il est très difficile à prendre en défaut à un contre un. Ses qualités ne se limitent pas à son jeu offensif », insiste Potvin.

Le repêchage

Selon plusieurs, Villeneuve sera le premier joueur québécois réclamé lors du prochain repêchage de la LHJMQ. Nombreux sont ceux qui le voient pas plus bas qu’au deuxième rang. Son coéquipier Patrick Guay chez les Cantonniers et Hendrix Lapierre de Gatineau seraient ses plus sérieux rivaux à ce chapitre. On dit aussi énormément de bien de Josh Lawrence du Nouveau-Brunswick.

« C’est le temps de l’année où les spéculations vont bon train. J’entends ce qui se dit à mon sujet, mais je ne me laisse pas déranger par ça. De plus, j’ai toujours prétendu que le repêchage, c’est seulement une journée dans la vie d’un joueur de hockey. Une journée extraordinaire si tu es repêché le premier, mais 24 heures plus tard ça ne change plus rien », fait-il valoir.

Difficile de croire qu’il y a peine deux ans, soit à sa première année dans la division bantam, Villeneuve avait été incapable de percer l’alignement de la formation AAA. « Avec le recul, jouer AA au lieu de AAA a fait de moi un meilleur joueur et une meilleure personne. J’ai grandi dans la structure des Harfangs du Triolet, la meilleure au Québec », mentionne Villeneuve, un jeune homme éternellement reconnaissant envers tous ceux qui l’ont aidé.