Contrairement à son opposant Alain Vigneault, Claude Julien n'a pas su s'ajuster dans cette série.

Et si ça s'était joué derrière le banc?

Et si la série entre le Canadien et les Rangers s'était décidée derrière le banc? Je ne veux pas être trop sévère et écorcher inutilement Claude Julien, mais Alain Vigneault a su s'ajuster dans cette série, pas le remplaçant de Michel Therrien.
En ce qui me concerne, ce n'est pas la première fois que Vigneault fait la leçon à Julien. Même en 2011 alors que les Bruins de Julien avaient éliminé les Canucks de Vancouver de Vigneault, j'avais trouvé ce dernier plus allumé derrière le banc. Tim Thomas avait été fumant devant les filets des Bruins. Thomas est la seule raison pourquoi les Bruins avaient sabré le champagne. Je suis donc de ceux qui croient dur comme fer qu'un gardien de la trempe de Price finira par procurer une coupe Stanley à son équipe. À Montréal ou ailleurs. Soyez patients à Montréal.
Revenons à nos moutons. Entre le CH et les Rangers, aucune des deux équipes ne peut se vanter d'être supérieure à l'autre. L'équipe qui a fait le moins d'erreurs a gagné. Et celle qui avait un entraîneur plus dégourdi si vous me permettez l'expression.
Dans deux parties on a vu le Canadien frapper tout ce qui bougeait. L'ami Claude avait-il oublié qu'il ne dirigeait pas les Bruins de la belle époque? Ses joueurs manquaient nettement de jus dans les deux dernières parties. Le pire, c'est son entêtement à faire confiance à des tire-pois très souvent alors que les siens avaient besoin d'un but en fin de rencontre. Ses gros canons avaient beau être en léthargie, dans les séries il devait persévérer avec eux. Pas Gallagher et Plekanec pour ne nommer que ceux-là. Tyler Glass a beau avoir marqué le but gagnant lors du match initial, Vigneault l'a retiré de l'alignement après quelques parties. Et voulez-vous bien me dire ce que faisaient les King, Ott, Davidson, McCarron et Benn sur la glace en même temps sur le but décisif des Rangers tard en deuxième période lors du 6e match? Cinq joueurs avec les pieds dans le ciment. Inconcevable!
C'est du Claude Julien tout craché. Il m'a fait rager tant de fois du temps qu'il pilotait les Bruins. Julien ne peut pas faire la différence sur la glace, mais dans une série aussi serrée, il a nettement manqué de flair dans ses décisions et cela a eu une influence sur le dénouement final.