Éric Bélanger

Éric Bélanger en contrôle à Lévis

Le Sherbrookois d’origine Éric Bélanger est déjà sous les réflecteurs à sa première saison dans la Ligue midget AAA du Québec à la barre des Chevaliers de Lévis. Cela n’a rien à voir avec les cent pas qu’il effectue derrière le banc de ses joueurs durant une partie. Bélanger s’est fait un nom en replaçant son équipe sur les rails après un premier mois qui frôlait la catastrophe.

On connaît l’histoire récente des Chevaliers de Lévis qui avaient établi un nouveau record du circuit Lévesque avec 29 victoires d’affilée en 2018-2019. Les Chevaliers avaient finalement clôturé la saison avec une seule défaite à leur fiche, revers essuyé devant les Cantonniers de Magog. L’équipe avait toutefois rencontré son waterloo en demi-finale, subissant l’élimination devant les Lions du Lac St-Louis.

Éric Bélanger a pris les commandes de l’équipe cette saison à la suite du départ de son prédécesseur Mathieu Turcotte qui s’est joint aux Voltigeurs de Drummondville dans la LHJMQ. Bélanger avait de gros souliers à chausser et les comparaisons ont commencé à surgir rapidement.

Pour ajouter à la pression, Bélanger voit ses Chevaliers s’incliner dans cinq de leurs six premières rencontres. Les mauvaises langues commençaient à prédire des malheurs aux Chevaliers. Voilà que cinq mois plus tard, les Lévisiens ne sont devancés que par les Cantonniers au sommet de la pyramide de la ligue. Plusieurs les voient succéder aux Cantonniers comme champions des séries.

Bélanger revient sur le début de saison des siens. « On ne jouait pas nécessairement mal, mais on accumulait quand même les défaites. Il y a les gars de deuxième année qui sont revenus et qui ont vu leurs responsabilités accrues et changer comme vétérans. Ils n’étaient pas les têtes d’affiche la saison dernière, mais là ils le devenaient. On avait aussi les jeunes de 15 ans qui ont toujours besoin d’un certain temps pour s’adapter. Au bout d’un mois, tout le monde était plus à l’aise dans sa chaise. Évidemment, j’ai moi aussi apporté des ajustements. Je ne pouvais pas laisser aller les choses comme ça sans être le premier à réagir. »

Des façons de gagner

Les Chevaliers roulent à un train d’enfer depuis le mois d’octobre. Ils sont même devenus les spécialistes des remontées en troisième période. « On trouve toujours des façons de gagner. Je préférerais qu’on joue moins souvent du hockey de rattrapage, mais d’un autre côté, je sais comment les gars sont forts mentalement. Quand on s’éloigne de notre système, ce n’est pas long que ça paraît et ils savent ce qu’ils doivent faire pour ramener l’équipe dans le droit chemin. On a perdu Julien Hébert aux Fêtes qui a gradué dans la LHJMQ. D’autres gars ont pris la relève sur le plan offensif. Je donne énormément de crédit aux joueurs », fait valoir l’ancien porte-couleurs des Cantonniers de Magog qui a fait appel à deux hockeyeurs du territoire de l’Estrie pour ajouter de la profondeur à sa brigade défensive.

« On avait identifié que nous aurions besoin de renfort à la ligne bleue. On savait qu’à Magog d’excellents défenseurs seraient retranchés. C’était important pour moi de compter sur des défenseurs matures de 16 ans. Nous n’avons donc pas hésité lorsque Justin Fernet et Étienne Boulanger sont devenus disponibles. Ils sont calmes et fiables. Ce n’est pas toujours facile pour des gars de l’extérieur d’arriver dans une équipe qui n’est pas celle de leur territoire. Ils ont été bien accueillis. Je dirige tellement un bon groupe », a commenté Bélanger, également élogieux envers l’organisation.

« C’est la grande classe à Lévis », ajoute-t-il.

Séries

Sur les séries à venir, Éric Bélanger refuse de voir trop loin. « L’important c’est qu’on y arrive sur une bonne erre d’aller et au sommet de notre art. C’est le cas. On joue extrêmement bien depuis plusieurs semaines. On s’en va dans les séries par la grande porte », prévient Bélanger.

 ans la ligue, on sait que les Chevaliers sont sérieux. Les Cantonniers, pourtant les champions de la saison régulière, viennent de l’apprendre à leurs dépens.