Avec une fiche de neuf victoires et une défaite en prolongation, les Cantonniers de Magog offrent cette année encore un excellent spectacle aux amateurs de hockey estriens.

Enfin, des succès!

Le mois d’octobre n’est même pas terminé, je sais. Les saisons des différentes équipes de hockey sont toutes jeunes et bien malin qui pourra prédire si la tendance actuelle pourra se poursuivre. Mais avouez que c’est plaisant de suivre des formations qui gagnent! Un constat valable pour les Cantonniers, le Phœnix, et le Canadien.

Les Cantonniers, tout d’abord, poursuivent leur tradition d’excellence des dernières années. Je ne suis pas les activités de l’équipe depuis ses débuts, à la fin des années 1970, mais dire que les Cantonniers sont parmi les puissances au hockey midget AAA au Québec, et même au Canada, est un euphémisme.

La troupe de Félix Potvin a participé à la Coupe Telus lors des deux dernières années — s’inclinant chaque fois en finale — et elle a amorcé la saison 2019-20 en force, avec une impressionnante fiche de 9-1 à ses 10 premiers matchs.

Des résultats qui forcent l’admiration au sein d’un circuit de développement où les joueurs vont et viennent chaque année.

Le travail de gestion de l’organisation et les qualités de stratège de l’entraîneur-chef Félix Potvin sont parmi les valeurs sûres au Québec.

Le hockey que les partisans de Magog et de toute la région peuvent se mettre sous la dent à l’aréna de Magog vaut le déplacement.

Si les Cantonniers poursuivent leur irrésistible poussée, un troisième voyage à la Coupe Telus deviendra bientôt un scénario plus que plausible.

Le Phœnix au sommet

Même constat de succès chez le Phœnix de Sherbrooke. Même s’il n’a disputé que huit matchs jusqu’ici, le Phœnix trône au sommet du classement général de la LHJMQ avec une récolte de 13 points.

Voilà une situation qui n’est pas arrivée bien souvent depuis la renaissance de la concession, il y a maintenant huit ans.

Stéphane Julien et Jocelyn Thibault ont mis sur la glace une équipe pugnace, travaillante et combative. Jumelé à l’arrivée de joueurs de talent comme Patrick Guay et Samuel Poulin, et aux acquisitions de Xavier Parent ou de Gregory Kreutzer, le début de saison du Phœnix est porteur d’espoir.

En huit ans, l’équipe n’a pas franchi le deuxième tour en séries éliminatoires une seule fois. Une tendance qui pourrait être brisée si la formation de Stéphane Julien maintient le rythme, ce qui sera son principal défi au cours des prochaines semaines.

Et tous les experts vous le diront, une équipe de la LHJMQ qui veut connaître du succès, non seulement en saison, mais aussi en séries, doit pouvoir compter sur un rendement optimal de leurs unités spéciales. Certes, l’échantillon est bien mince, mais avec un pourcentage d’efficacité de 34,3 % (2e dans la LHJMQ), l’avantage numérique du Phœnix s’avère une arme qui pourrait être létale lors des matchs serrés.

Inversement, le Phœnix est tout aussi efficace en désavantage numérique, avec un rendement de 88,1 %, le deuxième meilleur dans la ligue.

Gagner, ça s’apprend, et le Phœnix semble sur la bonne voie.

Le Canadien, excitant !

Le hockey professionnel demeure d’abord et avant tout un spectacle. Gagne ou perd, si l’amateur a l’impression que son équipe a fourni les efforts nécessaires et a joué avec passion, il sera heureux.

Bien sûr, la victoire amène les sourires, de même que la façon de l’obtenir.

Depuis l’an dernier, le Canadien de Montréal présente du jeu inspiré à ses partisans.

S’il n’a pas participé aux séries éliminatoires l’an dernier, on s’entend pour dire que les amateurs ont grandement apprécié les efforts du club pour se classer.

Une tendance qui semble vouloir tenir le coup, en cette saison naissante. Vous avez regardé le match Montréal-Toronto de samedi?

Un pur délice! Des buts à la tonne, de beaux jeux, des arrêts époustouflants, une remontée incroyable du CH, une période de prolongation enlevante, ouf!

Le hockey a changé, depuis quelques saisons, et pour le mieux. La vitesse et la jeunesse imposent leur rythme et nous font oublier les longues années de la trappe de Jacques Lemaire et de la domination de la défensive.

Fini, ou presque, le dumpage dans le fond de la zone défensive de la part des attaquants, fini les tentatives d’immobilisation de la rondelle le long de la rampe, terminée — ou presque — l’emploi de matamores pour imposer le respect et protéger les plus petits joueurs.

Le duel de samedi nous a offert, un 5 octobre, je vous le rappelle, un échantillon du hockey qu’on ne voyait à l’époque que lors des séries éliminatoires.

Le hockey de la LNH sera une fois de plus intéressant à suivre cette saison.

Avouez que la saison commence bien!