Ce sont 18 trophées Victor qui ont été remis mercredi soir lors de la 38e édition du Mérite sportif de l’Estrie, qui se déroulait au Delta de Sherbrooke.

Encore l’année du patinage de vitesse

Toute la crème de l’univers sportif sherbrookois s’est donné rendez-vous mercredi soir à la 38e édition du gala du Mérite sportif de l’Estrie. Sur les 175 athlètes en nomination dans 39 disciplines, 18 gagnants ont pu grimper sur la scène de l’Hôtel Delta de Sherbrooke afin de récupérer leur Victor. Le patinage de vitesse était à l’honneur, puisque Kim Boutin, Alex Boisvert-Lacroix et le Club de patinage de vitesse de Sherbrooke ont tous été glorifiés.

Servant à honorer les athlètes d’ici ayant connu une saison extraordinaire, le gala a une fois de plus été animé de main de maître par Jean Arel et Raymond Duquette, qui n’ont d’ailleurs pas hésité à évaluer l’intérêt des invités concernant la possible candidature de Sherbrooke pour les Jeux de la Francophonie 2021, et ce, sous le regard attentif du maire Steve Lussier.

Dès le départ, le CPVS a obtenu un avant-goût de la soirée qui l’attendait en recevant d’abord le Victor de l’organisme sportif de l’année.

« C’était une année olympique et nos athlètes ont été mis en avant-plan cette année, ce qui a beaucoup aidé notre club à gagner ce prix. On a obtenu une belle visibilité dans les médias grâce à ça. On en est très fiers », a indiqué Denis Lemay, président du CPVS.

C’est à se demander avec quelle eau sont remplies les gourdes des athlètes du CPVS, qui sont nombreux à connaître un succès fou.

« La philosophie du club est basée sur le plaisir des athlètes, qui arrivent à bas âge dans notre club. Ils sont donc prêts à mettre les efforts puisqu’ils s’amusent, ce qui les amène à performer. C’est aussi grâce aux entraîneurs que nos athlètes ont du succès. Ce plaisir est transmis d’année en année. On compte aussi sur d’excellents ambassadeurs, comme Alex Boisvert-Lacroix et Kim Boutin », a ajouté M. Lemay, qui recevait ce prix pour la deuxième fois en autant d’années.

L’année folle de Kim Boutin

La reine des Jeux olympiques de Pyeongchang, la Sherbrookoise Kim Boutin, a été sacrée Athlète féminine de l’année en sport individuel ou collectif de niveau international, tout comme en 2018.

Une candidature impossible à battre grâce à ses trois médailles récoltées en Corée du Sud, dont une d’argent au 1000 mètres et deux de bronze au 500 et 1500 mètres. Au Championnat du monde, elle a également remporté une médaille de bronze au 1500 mètres.

Absente au gala en raison de sa présence en Europe à une épreuve de la Coupe du monde, Kim Boutin était représentée par son père Pierre Boutin, qui a pris la parole en son nom.

« Si Sherbrooke est devenue une référence en patinage de vitesse, c’est grâce à l’aspect social et à l’aspect de l’amusement qui ne sont pas négligés. Dans le développement de l’athlète, c’est essentiel de garder le côté amical et social. Il y a une place pour l’amusement et une place au développement. De 6 à 17 ans, Kim était à Sherbrooke. Elle est maintenant âgée de 24 ans et a connu une saison de rêve l’an dernier, et ce, en partie grâce au CPVS et à Isabelle Proteau, qui a su l’orienter et cibler ses forces pour lui permettre de continuer d’évoluer en évitant le surentraînement, ce qui a fait beaucoup de bien à Kim », a confié le père de l’athlète.

Boisvert-Lacroix honoré

Un an après avoir accueilli le même prix à distance, par le biais d’une conférence vidéo, Alex Boisvert-Lacroix a obtenu le titre d’athlète masculin en sport individuel ou collectif de niveau international. Une candidature béton grâce à sa 11e place aux Jeux olympiques à l’épreuve du 500 mètres.

Le Sherbrookois a connu sa meilleure saison en carrière avec deux médailles d’or et une médaille de bronze en Coupe du monde et une victoire au Championnat canadien à Calgary.

« C’était la saison la plus importante de ma vie. J’avais manqué ma chance en 2010 et en 2014. Les Olympiques de 2018 étaient ma dernière chance à mes yeux. Ma saison a commencé de façon ordinaire sur le circuit de la Coupe du monde. Par la suite, j’ai gagné ma première médaille d’or à vie à la Coupe du monde, à Calgary. J’ai gagné une deuxième médaille d’or de suite au 500 mètres, à Salt Lake City, ce qui est rare. J’étais dans un état incroyable. Je venais de me qualifier pour les Jeux. J’avais atteint mon but ultime : les Jeux olympiques. Je devenais une chance de médaille pour Pyeongchang. Si je pouvais revenir en arrière, je m’enlèverais cette pression que je me suis moi-même mise. Malgré mon 11e rang, c’était le plus beau moment en carrière », explique Boisvert-Lacroix.