L'équipage entièrement québécois du Nirvana 7 a terminé deuxième au cumulatif, et premier chez les amateurs, lors de la compétition TAHR (Toronto area Hospice Regatta) qui servait de championnat canadien de voile catégorie J70. L'événement s'est déroulé la fin de semaine dernière à Mississauga en Ontario.

En route vers le championnat du monde de voile

C'est un équipage amateur tout québécois qui a surpris un peu tout le monde lors de la fin de semaine de la Saint-Jean-Baptiste à Mississauga en Ontario, lors de la compétition TAHR (Toronto area Hospice Regatta) qui servait de championnat canadien de voile catégorie J70. Une deuxième place qui leur vaut un laissez-passer pour les championnats du monde, prévus en 2018 à Marble Head, dans la région de Boston.
L'équipage était composé du barreur Louis Donahue (Orford), du navigateur Thomas E. Barbeau (Québec) et des ajusteurs de voiles Yannick Richard (Québec) et du Sherbrookois Matthieu Cardinal.
Les Québécois qui pilotaient le bateau Nirvana 7, ont terminé deuxièmes derrière l'équipage du professionnel Mark Wolff sur Hotwater, mais premiers chez les amateurs.
« Deux des trois laissez-passer pour le Championnat du monde étaient octroyés lors de ce championnat canadien et on a réussi à en décrocher un. Tout s'est joué lors de la dernière des cinq manches, disputées dimanche. Un orage s'est déclaré vers la fin du parcours, et on a réussi à passer en deuxième place au tournant de la dernière bouée avant l'arrivée, soit lors des six dernières minutes de la manche environ », a indiqué Matthieu Cardinal.
« On connaissait les deux équipages professionnels qui étaient en lice et bien honnêtement, on ne pensait pas pouvoir passer devant, surtout vers la fin à cette bouée au vent. L'adrénaline était au maximum! »
Le Nirvana 7 était le seul équipage québécois sur les neuf inscrits en J70.
Le classement final résultait du cumulatif des manches disputées le samedi et le dimanche.
Samedi soir, les Québécois s'accrochaient à leur deuxième place.
« C'est une classe qui attire beaucoup d'équipages professionnels; c'est-à-dire qu'un propriétaire de bateau se pait un ou des équipiers qui gagnent leur vie en faisant de la voile. Le calibre est donc très compétitif. C'est un sport plus ou moins populaire au Québec, où on ne navigue pas beaucoup. »
Chaque manche représente une boucle d'environ quatre milles, ponctuée de bouées que les équipages doivent contourner.
Le départ des bateaux inscrits se fait en mouvement.
Le Nirvana 7 participera aussi au championnat nord-américain cet automne, fin octobre, au New York American yach club, avant de mettre le cap vers Marble Head, au Massachusetts, pour la fin septembre 2018.
« La clé du succès? Des heures et des heures passées sur l'eau et un travail d'équipe hors pair. C'est un sport très tactique; maximiser la gestion du vent, bien se positionner par rapport à la flotte. Le navigateur oriente le bateau, alors que le barreur doit amener le bateau à sa plus grande vitesse, avec l'aide des ajusteurs », a décrit M. Cardinal.
« La voile requiert des notions de concentration et d'attention extraordinaires. J'éprouve un grand sentiment de liberté lorsque je navigue, un peu comme en avion. C'est un sport de contrôle, très intellectuel, où l'on doit gérer, contrôler l'adrénaline, avec un travail d'équipe parfait. »