L'entraîneur-chef d'Équipe Canada junior Dominique Ducharme se dit prêt à reprendre son poste si les dirigeants canadiens le demandent.

Ducharme revient sur Équipe Canada junior

La Tribune a rencontré l'entraîneur-chef d'Équipe Canada junior, Dominique Ducharme, en marge du Championnat mondial de hockey junior 2017 qui a eu lieu au cours des dernières semaines à Montréal et Toronto.
Que retiens-tu de ta dernière participation au Championnat mondial junior?
R : Ça a été une super expérience, j'ai bien aimé l'engagement de nos jeunes. Nous n'avons peut-être pas gagné, mais je suis vraiment fier de ce qu'on a accompli. Chacun a été en mesure de bien comprendre son rôle. Nous avons fait tout ce qu'il fallait et nous avions une bonne attitude, il s'en est fallu de peu. Il nous manquait peut-être juste une autre période de prolongation.
À cet effet, que penses-tu du règlement qui prévoit la tenue d'une fusillade s'il y a égalité après la période de prolongation?
R : C'est le règlement et on le connaissait. C'est peut-être quelque chose qui pourrait faire l'objet de discussions. Ça a probablement déjà été discuté en fait. Il doit y avoir des raisons pourquoi c'est comme ça. Chose certaine, aucune des deux équipes finalistes ne méritait de perdre ce match-là, mais ça prenait un gagnant.
Certains joueurs québécois se sont dits déçus de ne pas pouvoir parler en français dans l'entourage de l'équipe. Quand est-il vraiment?
R : Il faut éviter d'exagérer la situation. D'abord, nous n'avons jamais empêché les Québécois de parler en français entre eux. D'ailleurs, quand je parlais avec Joël (Bouchard), on se parlait en français, c'est quand ça impliquait des anglophones qu'on changeait de langue. Tous les documents remis dans le cadre du championnat, ainsi que l'affichage dans le vestiaire était fait dans les deux langues.
Quand nous nous retrouvions dans une situation où il fallait que tout le monde comprenne rapidement, même ceux qui ne comprennent pas l'anglais, nous demandions l'utilisation de l'anglais pour que ce soit plus simple pour tous. C'est la même chose chez les Voltigeurs et dans pas mal toutes les équipes de la LHJMQ avec la présence d'anglophone et d'Européens. En même temps, ça amène nos jeunes à un autre niveau. Le hockey professionnel ça se passe en anglais.
Espères-tu être de retour à la tête d'Équipe Canada junior l'hiver prochain?
R : Je ne ferme pas la porte. Ce n'est pas moi qui décide, mais je conserve tellement de bons souvenirs de cette expérience que je suis prêt à recommencer.
Malgré ta présence au Championnat mondial, les Voltigeurs ont été passablement actifs pendant la période des transactions. Comment avez-vous été en mesure de combiner les deux fonctions en cette période fort occupée?
R : Ce n'aurait pas été possible sans mon équipe de direction et d'entraîneurs en qui j'ai une grande confiance. On s'était fait un plan et on a oeuvré là-dedans. Stéphane (Desroches) a eu un grand rôle à jouer dans les négociations et j'avais aussi mon mot à dire. On a tout fait ça s'ensemble.
Es-tu surpris de la tenue des tiens en ton absence et depuis que vous avez commencé à liquider vos vétérans, dont votre capitaine Joey Ratelle?
R : Je ne suis pas surpris du tout. Nous avons échangé de bons éléments, mais nous avons été chercher de jeunes joueurs tellement combatifs. Nous nous attendons à ce qu'il y ait de l'apprentissage à faire, ce ne sera pas toujours facile, mais nous serons certainement compétitifs chaque match.