Le principal de l’Université Bishop’s, Michael Goldbloom, analyse le parcours de ski de fond en compagnie de René Pomerleau et Matt McBrine.

Du ski de fond sur le campus de Bishop's

L’Université Bishop’s innove. En proposant une nouvelle piste de ski de fond de 3,3 km sur son terrain, elle devient la première université au Canada à offrir un parcours certifié par la Fédération internationale de ski sur un campus.

Conçu en partenariat avec le Club de ski de fond du Parc du Mont-Orford, ce sentier d’une largeur de neuf mètres sera accessible dès cet hiver sur le terrain du Vieux club de golf Lennoxville dont l’Université Bishop’s est propriétaire.

«C’est un moment exceptionnel pour nous, a confié lundi le principal Michael Goldbloom lors de la conférence de presse. Parfois, les choses arrivent à point nommé d’une façon remarquable et on arrive à faire des choses exceptionnelles. Ce projet exprime les valeurs de Bishop’s: l’excellence et la collaboration. C’est une bonne nouvelle pour nos étudiants. Nos installations sont aussi toujours ouvertes à la communauté. La population peut autant utiliser notre centre sportif que notre club de golf et notre piste de ski de fond maintenant. C’est l’un des avantages d’être une ville universitaire.»

Un premier événement

Les travaux sur les sentiers se termineront à la fin de novembre et la première compétition aura lieu le 24 février: une course sanctionnée par Coupe Québec/NORAM.

«On fera très peu de coupes de bois. Ce sera très minime», assure l’ingénieur forestier René Pomerleau, également directeur de course et officiel certifié de niveau 5.

«Pour nous, un tel site d’entraînement permettra à nos athlètes de catégorie élite de progresser, avance pour sa part Gilles Lefebvre, entraîneur au Club de ski de fond du Parc du Mont-Orford, qui accueille 500 membres. Ils auront la chance de participer à des Coupes Noram dans l’Est du pays. Avec la Coupe Québec, on accueillera 300 à 400 athlètes âgés de 15 à 20 ans en provenance du Québec, de l’Ontario et du Vermont. Le site profitera d’une belle visibilité et les jeunes seront peut-être tentés de s’inscrire à l’Université Bishop’s afin notamment d’utiliser cette piste et de profiter de la présence de bons entraîneurs et d’un club de ski de fond installé à cinq minutes de leur université.»

« Nous espérons que ce sentier sera intégré aux installations d’une future équipe de ski de fond à l’Université Bishop’s, de même que d’une équipe de course durant la période estivale», informe Matt McBrine, directeur des sports et des loisirs de l’Université Bishop’s.

Le tout nécessite un investissement de base de 30 000 $. «Nous comptons rembourser cette somme dans les prochaines années grâce entre autres aux abonnements annuels. Pour ce qui est des équipements, le Club de ski de fond du Parc du Mont-Orford collaborera», renchérit M. McBrine.

« Nous sommes ravis de pouvoir promouvoir le ski de fond encore davantage dans la région, ajoute de son côté Arnold Ross, président du Club de ski de fond du Parc du Mont-Orford. Le nouveau sentier de Bishop’s fournira aux athlètes québécois un centre d’entraînement de calibre international, nous aidera à attirer les meilleurs jeunes athlètes et les familiarisera à notre programme d’entraînement. Nous avons hâte d’organiser plus de courses locales, régionales et nationales sur le nouveau sentier. On facilite aussi la pratique du ski de fond pour la population. »

Un lieu fréquenté 12 mois par année

La clientèle pourra se présenter au Club de golf de Lennoxville afin de se procurer un laissez-passer. L’endroit servira ainsi de «chalet d’accueil».

«Nous avons un club de golf et l’hiver, ce sera le ski de fond, explique Matt McBrine. On pourra utiliser nos infrastructures 12 mois par année tout en attirant de nouveaux étudiants. Des parcours certifiés par la FIS, il n’y en a pas dans notre région. Sinon, il faut aller jusqu’à Québec ou Gatineau. À Orford, le parcours n’est pas certifié FIS.»

«On aura un parcours de 3,3 km qui peut devenir aussi un parcours de 2,5 km. Si l’on souhaite en faire une course de 5 km, on fera deux fois le tracé de 2,5 km. Si l’on souhaite effectuer une course de 10 km, on n’aura qu’à effectuer trois fois le parcours de 3,3 km», soutient René Pomerleau.

Finalement, cette nouvelle semble beaucoup plaire à l’organisation Ski de fond Québec.

« Ce qui se passe aujourd’hui, c’est extraordinaire. On souhaite que la pratique du ski de fond soit la plus généralisée et populaire possible, ce qui créera une relève qui atteindra peut-être l’excellence un jour », a lancé Claude Alexandre Carpentier, directeur général de Ski de fond Québec.