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La pandémie continue de contrôler l’agenda des dirigeants de la LHMAAAQ et des 15 équipes qui la composent, mais il est hors de question pour le moment de lancer la serviette. Trois scénarios sont toujours sur la table, dont un qui soulève des interrogations quant à sa mise en place en raison du temps qui commence à jouer contre les équipes. Pour les deux autres scénarios, l’optimisme règne.
La pandémie continue de contrôler l’agenda des dirigeants de la LHMAAAQ et des 15 équipes qui la composent, mais il est hors de question pour le moment de lancer la serviette. Trois scénarios sont toujours sur la table, dont un qui soulève des interrogations quant à sa mise en place en raison du temps qui commence à jouer contre les équipes. Pour les deux autres scénarios, l’optimisme règne.

Du hockey en juin pour la LHMAAAQ?

Jean-Guy Rancourt
Jean-Guy Rancourt
La Tribune
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Du hockey jusqu’à la fin des classes au mois de juin pour la Ligue midget AAA du Québec (LHMAAAQ). Voilà un scénario qui semble de plus en plus plausible pour la 45e saison du circuit Yanick Lévesque.

La pandémie continue de contrôler l’agenda des dirigeants de la LHMAAAQ et des 15 équipes qui la composent, mais il est hors de question pour le moment de lancer la serviette. Trois scénarios sont toujours sur la table, dont un qui soulève des interrogations quant à sa mise en place en raison du temps qui commence à jouer contre les équipes. Pour les deux autres scénarios, l’optimisme règne.

Ainsi, un calendrier de 32 parties pourrait se mettre en branle dès la mi-février, mais avec la deuxième vague de la COVID-19 qui est coriace, le couvre-feu instauré jusqu’au 8 février, ce scénario ne tient plus la route. Du moins, on n’y croit vraiment plus au sein de la direction et des organisations.

« On ne balancera pas ce calendrier par-dessus bord, mais pour être honnête, comme on ne sait pas trop ce qui nous pend au bout du nez, il serait surprenant que nos équipes soient sur la glace pour amorcer le calendrier selon le dernier plan établi, a expliqué le directeur-général de la ligue, Georges Marien. Que les deux premières semaines de ce calendrier ne soient pas respectées, c’est un moindre mal, car on pourrait les reporter à la fin du mois de mai et la première semaine de juin. Pour les séries éliminatoires, on opterait pour un tournoi à la ronde sur une semaine en juin avant que les élèves athlètes quittent pour les vacances scolaires. Dans les deux cas, le calendrier de 32 parties serait appliqué. Ce sont les séries qui seraient un peu sacrifiées car on abandonnerait la formule habituelle de nos séries trois de cinq et quatre de sept. Dans une saison déjà écourtée, complètement chamboulée, il est important de miser sur un calendrier qui va donner la chance aux joueurs de disputer le plus de joutes possibles pour leur développement et aussi pour se faire valoir aux yeux des recruteurs. Un calendrier plus court pour présenter des séries plus longues avec des équipes qui sont éliminées rapidement devenait illogique. »

Dernière chance

Les dirigeants de la ligue sont réellement déterminés à offrir du hockey à leur jeune clientèle de 15, 16 et 17 ans. Un autre calendrier sera élaboré par Georges Marien. Il y a tout lieu de penser qu’il s’agira du calendrier de la dernière chance.

« Débuter en avril n’est pas du tout écarté, même possible, souligne Georges Marien. Nous sommes à l'aise avec cette possibilité. Avec les mois d’avril et mai, plus le début juin, cela nous donnerait 10 semaines pour un calendrier de 28 parties pour chaque équipe. Cela représenterait trois parties par semaine aux équipes. Et on aurait encore le temps de présenter nos séries sous forme d’un tournoi à la ronde. Jouer au hockey jusqu’à la deuxième ou troisième semaine de juin nécessite aussi de vérifier si c’est conciliable avec les examens, qui se tiennent à cette période dans les institutions scolaires. On sait déjà que les examens du Ministère sont abolis cette année, mais il est quand même nécessaire de nous assurer de la faisabilité de notre projet. »

Dans tous ces scénarios, aucun comporte une saison dans des bulles comme on voit dans la LHJMQ. 

« Je suis toujours surpris quand on me pose la question. Ce n’est pas tellement compliqué, car à l’instar du junior AAA, notre ligue n’a reçu aucune aide financière provenant du gouvernement. Nous sommes moins chanceux que Hockey Québec, le RSEQ et la LHJMQ à ce chapitre. On ne peut pas demander à nos organisations de dépenser des milliers de dollars pour faire respecter les consignes de la Santé publique à l’intérieur d’une bulle sans alourdir considérablement leurs pertes financières déjà encourues jusqu’ici. On va donc y aller avec un calendrier entre 28 et 32 parties étalé sur plusieurs semaines et il s’agira souvent d’un "home and home" entre les deux mêmes équipes chaque fin de semaine. Si des cas positifs de la COVID devaient s’avérer, ce serait alors plus facile de retracer les gens qui auraient été en contact avec les personnes diagnostiquées positives. »

Des incertitudes

À ce stade-ci, outre le calendrier régulier, d’autres incertitudes demeurent. Pourra-t-on reprendre avec des parties de 60 minutes chronométrées avec des alignements complets? Ou faudra-t-il revenir à des joutes comme au camp d’entraînement avec des alignements réduits à 11 joueurs, sans contact physique et des joutes de trois périodes de 10 minutes chronométrées chacune?

« Nous sommes prêts à toutes les éventualités. On fera avec. Même le calendrier est amovible. Actuellement, on prévoit que les équipes évolueraient strictement dans leur section. Mais si certaines zones devaient passer du rouge à l’orange par exemple, il n’est pas dit alors qu’on ne mettrait pas les équipes de ces zones en même temps sur la glace. On pourrait ainsi arriver avec un calendrier débalancé, ce qui n’est pas majeur comme inconvénient quand ça fait plusieurs mois que les jeunes patientent pour retourner dans le feu de l’action. Il pourrait donc ne pas y avoir de champion de saison régulière, mais avouez que ce n’est pas une priorité pour le moment », a confié Marien tout en précisant que le sort de la Coupe Telus (championnat national midget AAA) n’était pas encore connu. Hockey Canada devrait faire part de sa décision dans un avenir rapproché.

Georges Marien trempe dans le monde du hockey depuis 51 ans, dont les 20 dernières dans le poste qu’il détient actuellement à la ligue. Même si toutes les équipes sont en pause en raison de la pandémie, celui-ci n’a pas le temps de relaxer. 

« Je vais attaquer bientôt une 10e version du calendrier. Les défis ne manquent pas. Les imprévus de la pandémie modifient régulièrement nos plans, mais il n’y a pas de place pour le découragement. Nous sommes des passionnés et on va crier victoire seulement quand on reverra les jeunes sur le rond de glace », insiste Georges Marien.