Claudie MacDonald et Maxime Thellend aimeraient organiser une deuxième édition de leur événement l'an prochain.

Du dek hockey pour rapprocher la communauté LGBTQ+ et les futurs policiers

SHERBROOKE - Pour rapprocher les corps policiers de la communauté LGBTQ+, deux étudiants de première année en techniques policières, Claudie MacDonald et Maxime Thellend ont organisé le Tournoi dek hockey en couleur LGBTQ+. Faute d'inscriptions, les coordonnateurs ont transformé le tournoi en clinique d'introduction à ce sport.

«On a choisi la communauté LGBTQ+, car c'est un sujet tabou dans le monde du hockey et dans la technique policière, indique M. Thellend. On veut amener les nouvelles idées à l'avant. C'est un sujet qui nous tient à cœur. On a décidé de se lancer dans l'aventure et d'apprendre à connaître cette communauté. On essaie de démystifier cette tension entre les deux groupes qu'il y aurait pu y avoir dans le temps.»

Le manque d'inscription n'est pas issu d'un malaise entre la communauté LGBTQ+ et l'activité. «Il y a un tournoi féminin à Granby en même temps et la coupe Burrows est la semaine prochaine. Étant donné qu'on a annoncé notre tournoi tard dans la saison de dek, il n'y avait pas assez d'équipes inscrites. On a tourné ça en événement d'épreuves que les gens peuvent participer», dit Mme MacDonald, tout de même heureuse de la popularité de la première édition de l'événement.

«On ne voulait pas que ce soit un événement de policiers, car nous sommes des étudiants, poursuit-elle. Ils sont informés, ils pourraient passer au cours de la journée, mais c'est ouvert à toute la population.»

Les coordonnateurs aimeraient réorganiser l'événement l'an prochain, mais en s'y prenant plus tôt pour, cette fois, organiser un vrai tournoi.

GRIS Estrie

Le Groupe régional d'intervention sociale (GRIS) Estrie avoue que cet événement est une belle occasion de faire connaître ses services. «Ça fait partie de la mission du GRIS de démystifier la bisexualité et l'homosexualité. C'est assez tranquille aujourd'hui. Les étudiants ont décidé de faire ça de leur plein gré, on se sent choyés d'être ici», expliquent Julie Poirier, secrétaire du conseil d'administration et Julie Lapointe, la vice-présidente, intervenante et formatrice pour l'organisme.