Le joueur des Wildcats Alexander Khovanov et le gardien du Phoenix Thommy Monette

Douce vengeance contre le Phoenix

SHERBROOKE — Mêmes adversaires, pointage fort différent. La victoire de 9 à 2 du Phœnix à Moncton il y a une semaine n’avait visiblement pas été avalée encore par les Wildcats à leur arrivée au Palais des sports vendredi soir. La formation de Moncton a su se venger en répliquant avec un gain de 6 à 3.

Les Wildcats ont rappelé au Phœnix pourquoi ils se trouvent au deuxième rang du classement général : parce qu’ils possèdent la plus grande force de frappe offensive de tout le circuit.

Dès le départ, les Sherbrookois ont raté l’occasion de s’inscrire à la marque en profitant d’une supériorité numérique de deux hommes pendant près de deux minutes. Par la suite, les locaux n’ont malheureusement jamais vraiment été dans le coup, subissant ainsi une dure défaite devant les anciens joueurs du Phœnix, des Faucons et des Castors, tous invités dans le cadre du lancement du Club des anciens.

« Ce n’est pas la même équipe que nous avons affrontée ce soir et nous n’étions pas à notre image. Pour ces deux raisons, on s’est inclinés face aux Wildcats », résume l’attaquant du Phoenix Patrick Guay.

Ce dernier admet que les unités spéciales ont fait toute la différence.

« Ils possèdent une bonne attaque à cinq grâce à Jeremy McKenna et Jakob Pelletier entre autres. Ils l’ont prouvé ce soir en marquant trois buts. De notre côté, on n’a jamais profité de nos avantages numériques, allant même jusqu’à accorder un but avec un homme en plus », ajoute Patrick Guay.

Adam Capannelli a été le seul marqueur de la première période. Nathael Roy lui a donné la réplique au second vingt et les Wildcats ont ajouté cinq buts consécutifs à la suite d’une comédie d’erreurs. Jakob Pelletier, Jacob Stewart, Jeremy McKenna, Dylan Seitz et Mika Cyr ont tous touché la cible.

En toute fin de rencontre, Patrick Guay et Alex-Olivier Voyer ont tenté de redonner un nouveau souffle à leur équipe en déjouant tour à tour Francis Leclerc, mais en vain.

« On a commis trop d’erreurs fatales, notre avantage numérique était mauvais et personne ne se supportait. Les gars ont travaillé fort, mais rien ne fonctionnait ce soir. On veut éviter les séquences de défaites et il faudra aller chercher des points contre Victoriaville dimanche après-midi en arrivant prêts au match », résume Stéphane Julien.

« On a eu droit à un match robuste puisque les deux équipes jouent de façon très physique et on a senti une certaine animosité entre les deux clubs, a observé Alexandre Joncas. On était prêts à recevoir la deuxième meilleure équipe du circuit. On a connu de bons moments, mais les revirements et le manque d’opportunisme ont causé notre perte ce soir. »

Un tremplin pour Stéphane Waite

Si Stéphane Waite est devenu l’entraîneur de Carey Price chez le Canadien de Montréal, c’est grâce à son passage dans le hockey junior à Sherbrooke.

Invité à l’inauguration du Club des anciens en compagnie de plusieurs anciens joueurs et entraîneurs, et ce à la veille du match de samedi après-midi entre les ex-joueurs des Castors, des Faucons et du Phœnix, Stéphane Waite s’est rappelé de bons souvenirs en remettant les pieds au Palais des sports.

« J’ai pu travailler un peu avec Jocelyn Thibault à la deuxième année des Faucons avant qu’il rejoigne les Nordiques à 18 ans, mais aussi avec Luc Bélanger, Hugo Hamelin, Frédéric Brind’Amour, Dany Sabourin, Jean-Sébastien Aubin et Drew MacIntyre. Si j’ai pu monter dans la LNH, c’est grâce à eux. Ils ont presque tous été repêchés dans la LNH. »

« D’ailleurs, si j’ai les deux épaules maganées, c’est à cause de toutes les rondelles lancées sur cette glace du Palais des sports, poursuit Waite. Sincèrement, j’adore revenir ici. On ne sait jamais, peut-être que je reviendrai au Palais après ma carrière dans la LNH comme entraîneur des gardiens. Il faut dire que je suis le seul entraîneur-chef de l’histoire à être invaincu avec une équipe de Sherbrooke, parce que j’ai gagné mes trois parties en tant qu’entraîneur par intérim à la suite d’un congédiement! » a-t-il lancé à la blague.