Alexis Shank et Alex D’Orio ont retrouvé leur entraîneur des gardiens Alex Carrier lundi, lors de la première journée du camp Hockey Perfo.

D’Orio et Shank frappent à la porte des pros

Revenus de leur camp de développement de la LNH, les gardiens Alex D’Orio et Alexis Shank ne chôment pas cet été et ont bien l’intention de laisser leur carte de visite lors du camp des recrues des Penguins de Pittsburgh et des Canadiens de Montréal.

Rencontré à l’Université Bishop’s lors du camp des gardiens de but Hockey Perfo de l’entraîneur Alex Carrier, le Sherbrookois Alex D’Orio compte arriver dans une forme optimale afin de bloquer les tirs de Sidney Crosby et Evgeni Malkin.

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« J’ai participé aux deux derniers camps principaux des Penguins en plus d’avoir pris part aux camps des recrues, indique l’ancien portier des Cantonniers de Magog. Je vais affronter bientôt les tirs des joueurs élites et probablement descendre dans la Ligue américaine par la suite. Je dois être prêt et je tenterai alors de profiter de ma chance. »

D’Orio a son avenir entre les mains et semble bien conscient de la situation.

« Les Penguins ont plusieurs options en ce qui me concerne. J’ai un contrat de trois ans en poche et il pourrait commencer dès cette année si je joue dans la Ligue américaine ou dans la Ligue de la côte Est. J’ai 20 ans, donc en principe je pourrais encore jouer dans le junior majeur, ce qui serait toutefois surprenant. À ce moment-là, mon contrat ne commencerait que l’an prochain. C’est difficile de percer chez les professionnels quand on est gardien. Chez les trois équipes professionnelles d’une organisation, il n’y a que six postes à combler, c’est-à-dire deux par équipe. Ce n’est pas comme les attaquants. »

D’Orio apprécie le fait de retrouver une connexion sherbrookoise chez l’organisation des Penguins avec la présence du recruteur Luc Gauthier et de la recrue du Phœnix Samuel Poulin. 

« Luc Gauthier semble avoir un bon pouvoir au sein de l’organisation, qui lui fait confiance. Les Penguins semblent aimer les Québécois et c’est plaisant de voir ça. C’était spécial de jouer avec quelques Québécois à Pittsburgh. J’ai déjà joué avec Nathan Légaré à Baie-Comeau en fin de saison et je connais bien Samuel Poulin du Phœnix de Sherbrooke. Les Penguins semblent d’ailleurs bien contents de ces deux sélections au dernier repêchage », fait remarquer D’Orio.

Le rêve d’enfance de Shank

Alexis Shank flottait encore sur un nuage en sortant de la patinoire de l’aréna Jane & Eric Molson mardi matin. 

« J’ai bien aimé mon expérience au camp de développement du Canadien, confie le cerbère des Saguenéens de Chicoutimi. J’ai pu affronter des joueurs comme Cole Caufield et Ryan Poehling, qui aspirent à jouer dans la Ligue nationale de hockey dès cet hiver ou l’an prochain. Ça me permet de comprendre à quel niveau je dois me rendre pour moi aussi jouer chez les professionnels. » 

Présent à titre de joueur invité, Shank espérait prouver à tout le monde qu’il avait sa place chez les jeunes espoirs du CH.

« Je regarde le Canadien depuis que je suis petit. Je ne réalisais pas la chance que j’avais. Plusieurs jeunes gardiens auraient voulu ma place. C’est une source de motivation pour moi. J’y repense souvent, comme quand je suis dans le gym. Je veux impressionner l’organisation et je veux continuer de m’améliorer. »

Le gardien de 19 ans refuse toutefois d’entretenir de faux espoirs pour cette saison.

« Je risque de revenir dans la LHJMQ à Chicoutimi. On aura de gros noms dans notre équipe. On pense à Hendrix Lapierre, Rafaël Harvey-Pinard ou Théo Rochette. On visera le top du classement cette année et l’an prochain. Ça aussi, c’est motivant. C’est pour moi une raison de plus de vouloir arriver prêt en gardant contact avec la glace le plus souvent possible durant l’été. C’est notre terrain de jeu après tout. L’été, on fait beaucoup d’exercices hors glace et on participe à des parties avec des joueurs de notre niveau qui pratiquent leurs habiletés et font un peu ce qu’ils veulent sur la glace. On est là plus pour le plaisir et ce n’est pas assez pour se préparer. C’est pour ça que ça fait du bien de retrouver un entraîneur des gardiens. »