Avec 868 matchs au compteur avec les Bruins de Boston, plusieurs voient Don Marcotte comme l’un des précurseurs de ces attaquants spécialisés dans la couverture des meilleurs joueurs adverses.

Don Marcotte, un Bruins toute sa vie

Grâce à son efficacité, tant en attaque qu’en défensive, Don Marcotte s’est taillé une carrière dans la LNH plus qu’enviable. Avec 868 matchs au compteur avec les Bruins de Boston, plusieurs le voient comme l’un des précurseurs de ces attaquants spécialisés dans la couverture des meilleurs joueurs adverses. Une tâche qu’il a accomplie toute sa carrière avec les Bruins de Boston.

Il a amorcé sa carrière en 1965-66 avec un seul match dans la grande ligue, avant de faire l’aller-retour entre Boston et son club-école de Hershey, puis de s’y établir pour de bon, à compter de la saison 1969-70.

Le natif d’Asbestos jouera 868 matchs, tous avec Boston. Il cumulera 230 buts et 254 passes pour 484 points.

Il connaîtra aussi du succès en séries éliminatoires. Avec ses deux conquêtes de la Coupe Stanley (1969-70 et 1971-72), Marcotte disputera 132 matchs en séries, récoltant 34 buts, 27 passes et 61 points.

Il a aussi aidé les Bruins à participer à la finale trois fois, en 1974, 1977 et 1978.

«Je suis très fier de la carrière que j’ai connue. Surtout des deux Coupes Stanley. J’avoue qu’on aurait facilement pu en gagner deux autres dans ces années-là. Mais le Canadien était assez bon aussi!» a dit celui qui a élu domicile près de Boston à l’issue de sa carrière active, en 1982.

Ils ont été nombreux, les émules de Connie Dion à Asbestos. L’ancien gardien des Red Wings de Detroit fut un mentor, et un recruteur pour le Canadien de Mont­réal entre autres, pour plusieurs joueurs de cette petite ville qui ont par la suite évolué dans la LNH.

Don Marcotte a participé à un camp d’entraînement avec les Canadiens de Montréal-Nord, un club de la Quebec Provincial Junior A Hockey League, en vue d’être signé avec le Canadien de Montréal; mais au bout de trois semaines, on l’a retourné à la maison. Il n’avait que 16 ans.

«Mon frère jouait alors avec les Bruins de Victoriaville, un club qui appartenait aux Bruins. Ils ont aimé mon jeu, et ils m’ont signé. L’année suivante, je quittais pour Niagara Falls, un autre club de leur système», s’est rappelé M. Marcotte.

«Dans les mineures, l’organisation m’a dit qu’on me préparait pour remplacer Johnny Bucyk, qui commençait à se faire vieux. Finalement, il a pris sa retraite en 1977!»

Marcotte s’est fait une réputation de joueur d’une grande fiabilité. Aux côtés de Derek Sanderson et d’Ed Westfall, il s’avérait très efficace dans toutes les facettes du jeu. Et surtout en désavantage numérique.

En 1970-71, il a compté six buts en désavantage. Un sommet dans la LNH. Il a connu sa meilleure saison en 1974-75, avec 31 buts et 33 passes. 

«Je crois avoir été un joueur complet [two way player]. Mon job était de jouer en désavantage numérique, et surveiller les meilleurs joueurs de l’autre côté. Bobby Hull et Yvan Cournoyer ont été mes deux clients les plus difficiles. Si je n’arrêtais pas Cournoyer avant son départ, c’était impossible de le rattraper par la suite! Quant à Hull, il fallait l’empêcher de lancer. Il était fort comme un bœuf!»

«Je retiens surtout les deux saisons où on a gagné la Coupe Stanley. C’est un feeling incroyable. D’ailleurs, je revois très régulièrement plusieurs joueurs de cette édition-là : Johnny Bucyk, Wayne Cashman, Phil Esposito, Eddy Cheevers, Brad Park, et surtout Rick Middleton et Terry O’Reilly, qui demeurent encore dans la région.»