Diane Roy a maintenant remporté une médaille lors des quatre dernières éditions des Jeux du Commonwealth.

Diane Roy ne ralentit pas

Sans tambour ni trompette, l’athlète paralympique Diane Roy a remporté une autre médaille aux Jeux du Commonwealth, plus tôt cette semaine, lorsqu’elle a fait la barbe à plusieurs jeunes compétitrices pour terminer au troisième rang du 1500 m en T54. À 47 ans, l’exploit est tout simplement immense.

Ce faisant, Roy a maintenant récolté une médaille à toutes les éditions des Jeux du Commonwealth depuis 2006 : le bronze en 2006 à Melbourne (Australie) en 2006, l’or en 2010 à Delhi (Inde), l’argent en 2014 à Glasgow (Écosse) et en 2018, le bronze à Gold Coast en Australie, toujours au 1500m.

Seule une récolte médaillée en 2002 à Manchester (Angleterre) lui a échappé.

Cette médaille de bronze à Gold Coast demeurera pour elle un exploit dont elle est encore très fière.

« Vraiment, j’en suis très satisfaite, surtout parce qu’il y avait de très bonnes filles sur la ligne de départ, au moins cinq filles très fortes. En même temps, je suis un peu déçue, car à 20 m de l’arrivée, j’étais en deuxième place, mais j’ai manqué de jus. Quand même, je suis très fière de moi », a-t-elle indiqué à La Tribune.

Diane Roy indique que c’est la passion pour son sport qui continue à lui fournir le carburant nécessaire à poursuivre la compétition face à des rivales plus jeunes.

« Je continue à performer et à aimer ça, donc c’est la clé. Par contre, je te dirais honnêtement que de m’entraîner un peu plus seule à Sherbrooke c’est plus difficile, surtout pour les plus longues distances. Mais la passion est encore là et j’aime toujours autant participer aux compétitions. »

Demeurer dans le peloton de tête, à 47 ans, exige une approche des courses un peu différente, dit-elle.

« C’est le résultat de l’expérience. C’est plus dur à quantifier, mais ça paraît beaucoup en fin de compte, car je suis bien gérer mes courses.

Après sa participation aux Jeux paralympiques de Rio, en 2016, Diane Roy avait laissé planer le spectre de la retraite.

Bien qu’elle avoue qu’il s’agit là d’une incontournable décision éventuelle, elle entend toutefois maximiser son plaisir jusque là.

« C’est sûr que j’en ai plus de fait qu’il ne m’en reste à faire. Si j’avais les mêmes moyens financiers que certaines autres athlètes, j’aurais un meilleur entraînement et je continuerais à chauffer les plus jeunes. Je regarde le modèle d’entraînement des autres pays et je les envie. Ailleurs, ils ont plusieurs coureuses pour s’entraîner en groupe. Mon entraîneur Jean (Laroche) me donne toujours un coup de pouce, mais je ne peux atteindre le même niveau de compétition à l’entraînement. Récemment, en Floride, lors de mon entraînement, j’étais seule. Mais c’est ok, je ne me plains pas, ma carrière est très bien comme ça. »

Diane Roy avait une motivation supplémentaire, à Gold Coast. Elle est en effet accompagnée de son fils Émile, âgé de trois ans.

« Il est venu me voir à quelques petites compétitions, mais jamais aussi importante que les Commonwealth. À la fin de mon 1500 m, j’ai pu m’arrêter devant son estrade et le saluer ; lui voir la face, c’était trop cute ! »

Diane Roy prendra part au marathon, cette fin de semaine, sa dernière épreuve en lice aux Jeux du Commonwealth 2018.