Cody Bean

Deux Spartans heureux de leur choix

À l'instar de la plupart des hockeyeurs qui passent par les rangs bantam AA (et maintenant AAA) et midget espoir, les estriens Cody Bean et Anthony Ré se sont déjà imaginé à Magog avec le chandail aux couleurs des Cantonniers sur le dos. Après mûres réflexions et alors qu'ils cognaient à la porte du midget AAA, ils ont volontairement opté pour le Collège de Stanstead et leur équipe des Spartans.
<p>Anthony Ré</p>
Rappelons que les Spartans évoluent dans la Midwest Prep Hockey League (MPHL) aux États-Unis en plus de parcourir le pays de l'Oncle Sam et le Canada dans différents tournois.
« Je suis anglophone et fréquenter une école francophone à Magog dans le programme des Cantonniers nous a fait hésiter, mes parents et moi. J'ai quand même participé à un camp d'entraînement à Magog, mais je me suis tourné vers le collège Bishop à Lennoxville. J'en suis maintenant à ma seconde saison avec les Spartans à Stanstead », confie Bean, un hockeyeur de North Hatley.
De son côté, Anthony Ré, après sa seule année midget espoir avec les Harfangs du Triolet où il agissait comme capitaine, avait déjà son idée faite et ne s'est jamais pointé à Magog. « Ça faisait deux jours que le tournoi de la Coupe Dodge était terminé que je savais que je voulais me diriger vers le Collège de Stanstead. Je ne regrette rien. Nous évoluons dans un contexte assez unique et très structuré. On étudie en anglais et nos chances d'obtenir une bourse amércaine sont probablement meilleures ici », fait valoir le sherbrookois.
Vitrine exceptionnelle
Et d'enchaîner Bean, le meilleur compteur de l'équipe. « On ne fait pas que jouer au hockey à Stanstead. On doit obligatoirement toucher à d'autres disciplines avant et après notre saison. C'est profitable pour notre développement. Personnellement, à part le hockey, c'est le cross-country qui a ma faveur. »
Sur le plan hockey proprement dit, Ré et Bean n'ont pas l'impression de passer à côté de leur chance. « Au contraire, on évolue régulièrement devant les dépisteurs de la LNH, des universités et collèges américains et aussi du junior majeur. À notre âge, il n'y a pas d'autres circuits pour nous donner pareille vitrine », ont-ils déclaré conjointement.
La plupart du temps l'alignement des Spartans est composé de patineurs (principalement de 16 à 18 ans) en provenance non seulement du Canada, mais aussi des États-Unis et de l'Europe.
« Notre vestiaire ressemble à une université avec tous nos coéquipiers aux profils différents. On apprend de tous et chacun, sur la glace comme à l'école », a conclu Anthony Ré.