William Desmarais a limité les dégâts samedi à Drummondville dans une défaite de 7 à 1 du Phoenix.

Desmarais ou Lund-Cornish?

Qui sera le gardien partant du Phœnix de Sherbrooke lors du prochain match contre les Voltigeurs de Drummondville? William Desmarais ou Dakota Lund-Cornish? Voilà un dilemme qui risque d’être déterminant lors de cette troisième partie de la série de deuxième tour dans la LHJMQ.

Au lendemain d’une dure défaite de 9 à 4 à Drummondville, le Phœnix espérait que le deuxième match contre les Voltigeurs lui réserve un autre sort samedi au Centre Marcel-Dionne. Mais au contraire, ce fut encore pire.

Lorsque la marque était de 7 à 1 (marque finale) en début de deuxième période, Stéphane Julien a pris la décision de retirer Lund-Cornish au profit de William Desmarais, qui a été parfait sur 17 lancers. 

En près de 85 minutes de jeu, le portier du Phœnix a accordé 16 buts aux Voltigeurs, dont sept sur 32 tirs samedi.

«Je tentais seulement de faire mon possible, précise Desmarais. Je viens du midget AAA après tout (NDLR: Intrépide de Gatineau). Je suis content d’avoir maintenu la marque à sept buts, mais les gars se sont repris en main en début de deuxième. On a senti un regain d’énergie!»

Le gardien d’origine sherbrookoise âgé de seulement 17 ans a connu sa première expérience dans la LHJMQ dans de bien drôles de circonstances. 

« Je le connais bien, confie l’entraîneur des Voltigeurs, Steve Hartley. Il est un très bon gardien. En plus, il est arrivé alors que le match était déjà hors de portée, donc il n’avait pas de pression. »

« J’étais stressé quand je suis arrivé sur la glace, mais après quelques arrêts, je me sentais déjà mieux, confie le gardien rappelé après la suspension à l’interne de Thommy Monette. J’étais déçu pour notre équipe, mais content d’avoir ma chance. Ce n’est pas tous les jours que l’on vit nos premiers moments dans le junior majeur. Je tenais à changer le momentum et donner de l’énergie à mes coéquipiers. »

Après la partie, l’entraîneur Stéphane Julien n’a pas voulu s’avancer sur l’identité de son gardien partant, lundi au Palais des sports, pour amorcer cette troisième partie de la série 4 de 7, menée 2-0 par Drummondville. 

«On verra, mais William a bien fait ça ce soir», a-t-il répondu samedi lorsqu’il a été questionné à savoir si la prestation de William Desmarais avait créé un doute dans son choix de gardien.

«Je n’ai pas eu peur de l’envoyer sur la glace, poursuit le pilote du Phœnix. Je le connais bien, je savais ce dont il était capable. Il est un compétiteur.»

«Ce n’est pas la faute à Dakota, c’est l’équipe au complet qui n’a pas bien joué, estime pour sa part Desmarais. Comme tous les autres joueurs du club, je suis certain qu’il a hâte de rejouer, parce que l’on sait que notre équipe peut mieux faire.»

Un carnage

Jusqu’à maintenant, cette deuxième ronde de séries est un réel carnage et le gardien Dakota Lund-Cornish en subit les conséquences. 

« Ce n’est évidemment jamais amusant de vivre des parties comme celle-là, soutient Lund-Cornish. Mais on est en séries et on aura la chance de revenir fort lundi. Les Voltigeurs trouvent bien les lignes de passe et me font bouger énormément avant de tirer. On devra s’ajuster là-dessus. »

Son but? Permettre au Phœnix de retrouver sa confiance. 

«En séries, il y a des hauts et des bas. Les Voltigeurs ont présentement le momentum. C’est à nous d’aller le chercher en gagnant la prochaine.»

Le capitaine des Voltigeurs a finalement salué le bon travail du gardien recrue. 

«Il a réalisé quelques gros arrêts. J’ai hâte de voir qui sera devant le filet lundi», affirme Nicolas Guay.

De retour à la maison

Cette dure défaite laisse maintenant croire que cette série pourrait prendre fin abruptement mercredi à Sherbrooke, puisque le Phœnix n’a jamais été dans le coup lors de ses deux premières parties face aux puissants Voltigeurs, qui visent les grands honneurs. 

« Il faut garder espoir, rappelle Benjamin Tardif, qui a bien fait lors d’un combat livré à Jarrett Baker des Voltigeurs. Si tout le monde y croit, tout est possible. C’est 2 à 0 dans la série et c’est souvent arrivé de voir une équipe revenir de l’arrière. Ce ne serait pas un miracle. Et avec l’appui des partisans, on mettrait encore plus les chances de notre bord. »

«La différence avec vendredi, c’est que notre club n’a pas compétitionné, croit Stéphane Julien. (...) On dit souvent que le Phœnix est une jeune équipe, mais j’ai des vétérans qui doivent être à -6 ou -7 après deux parties contre les Voltigeurs. Il en faudra plus de leur part.»