En raison de la COVID-19, le Centre récréatif Rock Forest abrite un camp de jour, ce qui signifie une glace en moins pour les usagers.
En raison de la COVID-19, le Centre récréatif Rock Forest abrite un camp de jour, ce qui signifie une glace en moins pour les usagers.

Des pertes importantes pour les arénas

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Comme dans bien des secteurs d’activités et plusieurs entreprises, les arénas privés et publics ont dû mettre une croix sur des revenus importants à cause de la pandémie de la COVID-19.

Habitué d’accueillir des usagers 12 mois par année, et ce chaque jour jusqu’à minuit, l’aréna Jane & Eric Molson a été forcé de fermer ses portes pendant de nombreuses semaines lors du confinement. 

« On a un manque à gagner évident, constate le gestionnaire des lieux, Claude Leclair. Je me demande d’ailleurs combien la Ville a perdu dans toute cette histoire. D’ailleurs, s’il n’y avait pas de pandémie, le Centre récréatif Rock Forest serait disponible aux hockeyeurs actuellement, mais il abrite un camp de jour cet été. »

En plus de ces pertes de revenus, les installations doivent être désinfectées régulièrement, ce qui nécessite temps et argent. 

« Tout est plus compliqué, admet Robert Legault, gestionnaire au Complexe Thibault GM. On doit réduire les groupes dans les chambres de joueurs et transformer certains locaux en vestiaires. Ça demande beaucoup plus de planification. »

De son côté, Claude Leclair devra peut-être refuser des équipes de ligues de garage pour ne pas compromettre la rentrée scolaire à l’Université Bishop’s et au Collège Champlain. 

« On accueillera déjà les équipes de Bishop’s, Champlain et de l’école Alexander Galt. On a également reçu des demandes de l’école secondaire de Bromptonville et du Collège du Mont Sainte-Anne. Cet été, on a refusé les ligues d’adultes. On verra pour la suite. La bonne nouvelle, c’est que notre protocole sanitaire et de distanciation est bon. On n’a pas eu de cas de COVID-19. On risque donc d’aller de l’avant avec les ligues de garage. »

« Il y aura des équipes supplémentaires cette saison, puisque les groupes ont été réduits. On aura besoin de plus d’heures de glace, mais en réalité, nos heures de glace ont été coupées. Heureusement, on peut fonctionner en mode demie-glace pour certains niveaux, comme le novice. Encore là, ce sera la question des vestiaires qui constituera toute une acrobatie », estime Stéphane Dion, directeur général de Hockey Sherbrooke. 

La Covid-19 complique donc toute la logistique. 

« Il faudra jongler avec tout ça au quotidien », assure Robert Legault. 

Et s’il y avait des cas dans les arénas de la région?

« Ce serait tout un retour en arrière et encore des pertes de revenus. Il faut absolument éviter une deuxième vague. Ce serait catastrophique pour nous », soutient Claude Leclair.