Jean Denoncourt et Vincent Roselli ont dénoncé les nouvelles politiques pour l’utilisation des terrains de tennis au Centre récréatif de Rock Forest.

Des joueurs de tennis montent aux barricades

La réorganisation de la disponibilité des terrains de tennis au Centre récréatif de Rock Forest continue de soulever la grogne des groupes qui voient leurs habitudes chamboulées. Au conseil municipal, Vincent Roselli et Jean Denoncourt ont dénoncé que les terrains sont libres alors que leurs pratiques ont dû être modifiées.

En novembre dernier, la Ville tenait une séance d’information sur la réorganisation des services pour le tennis. Plusieurs sportifs échaudés avaient dénoncé la hausse des tarifs et la façon de gérer les temps fixes, c’est-à-dire ces cases horaires réservées pour une trentaine de semaines pour un groupe en particulier.

Vincent Roselli était du nombre. Début juillet, il revenait à la charge. « Nous jouons au tennis le lundi et le mercredi. Nous réservons en début d’année pour 33 à 39 semaines. Ce sont des revenus garantis pour la Ville. On nous a dit que nos heures étaient maintenant gardées pour les familles et les jeunes. Mais entre 17 h et 20 h, les jeunes sont en train de souper ou de faire leurs devoirs », avance-t-il.

Ce joueur de tennis a donc entrepris de compiler des statistiques. « Entre 17 h et 20 h, durant toute la saison, il y a eu 158 périodes de libres. Ce qui veut dire que presque chaque soir où nous jouons, il y a toujours un terrain, parfois deux, qui sont libres. Toute la semaine, entre 17 h et 19 h, il y a des jeunes qui prennent des terrains avec des cours avec Tennestrie. Donc s’ils ne sont pas encadrés, ils ne viennent pas. J’aimerais garder mes temps fixes, surtout que les raisons qu’on nous donne ne sont pas valables. »

M. Roselli ajoute que les tarifs sont devenus astronomiques. « Depuis deux ans, on nous charge 600 $ pour le lundi et 600 $ pour le mercredi ». 

Il espère que la Ville se penchera sur la question avant le mois de septembre.

Jean Denoncourt, lui, fait partie d’un groupe de 12 athlètes qui jouent en après-midi. « Il y a toujours des terrains inoccupés. Ça fait deux ou trois ans qu’on nous dit qu’on va les couper. Dans mon groupe, chaque personne laisse entre 1500 et 1700 $ par année dans le centre. Nous sommes des personnes dont l’âge moyen est 74 ans. Ces gens-là se font dire de faire de l’exercice et de se maintenir en santé. »

Le président du comité du sport et du plein air, Vincent Boutin, explique que les groupes profitant des temps fixes en après-midi bénéficient de droits acquis. Seuls les groupes en action entre 17 h et 19 h sont touchés par la nouvelle politique puisque la Ville cherche à développer une stratégie jeunesse. « Les enfants, c’est à ces heures-là qu’ils pratiquent leur sport. Nous voulons laisser une chance aux activités de se développer. C’est un peu l’œuf ou la poule : si on veut mettre en place les conditions gagnantes, il faut commencer quelque part. Deux groupes ont été touchés et l’un d’entre eux a accepté de jouer de 19 h à 21 h »

M. Boutin a fait le parallèle avec les ligues de hockey. En 2012, la Ville avait décidé que les périodes situées entre 16 h et 22 h étaient réservées exclusivement aux jeunes.

Une rencontre entre la Ville et MM. Roselli et Denoncourt est prévue au mois d’août pour discuter de la situation.