Grâce aux Sherbrookois Jean-Christophe Gauthier (en avant à gauche) des Drakkars de Caen, Daniel Collard (derrière) et SamuelCollard (en avant à droite), treize Français et leurs jeunes hôtes québécois ont pu profiter d'un camp de hockey d'une durée de 12 jours à l'Académie Reebok-CCM durant lequel le dépisteur des Penguins de Pittsburgh Luc Gauthier (en avant au centre) a offert une conférence.

Des Français venus apprendre le hockey: le choc a été brutal

Comme les Russes, ils sont venus ici pour apprendre. Onze joueurs de hockey de la France et leurs deux entraîneurs participent présentement à un camp offert à Sherbrooke par l'Académie Reebok-CCM. Et le choc a été brutal.
Le hockey est au Canada ce que le soccer est à la France. C'est ce qu'a constaté la délégation française à son arrivée au Québec.
«Ils souhaitent principalement se comparer aux joueurs québécois du même âge, souligne l'entraîneur et fondateur de l'Académie Reebok-CCM, Daniel Collard. Ils veulent aussi profiter de notre expertise et de nos installations afin de pouvoir s'améliorer et atteindre les plus hauts niveaux en Europe ou même en Amérique. Les joueurs et entraîneurs de la France ont été impressionnés de voir à quel point le hockey occupe une place importante au Québec.»
L'idée d'attirer des Français au Complexe Thibault GM est venue du joueur sherbrookois Jean-Christophe Gauthier des Drakkars de Caen qui évoluent dans la Ligue Magnus et de son bon ami Samuel Collard, le fils de Daniel, qui occupe aussi un rôle d'entraîneur à l'Académie.
Dès leur arrivée, ils ont été surpris par la quantité d'arénas et par tous ces buts de hockey qui reposent dans la cour des maisons.
«La patinoire la plus près de chez moi est à 1 h 30 de route, lance Théophile Miquelot, un espoir du hockey français. On ne possède pas toutes ces infrastructures et toutes ces connaissances en France. Et par exemple, l'entraînement hors glace est crucial ici alors que chez moi, on ne s'entraîne pas vraiment au gym. On travaille donc comme on n'a jamais travaillé!»
«Je ramène en France de nombreux vidéos et documents qui concernent la préparation et l'entraînement, souligne de son côté l'entraîneur Guillaume Paix de Coeur. Je suis heureux que mes joueurs voient ce qu'est du hockey de haut niveau. Bref, nous sommes venus pour apprendre.»
Les jeunes Québécois qui hébergeaient les jeunes Français de 14 à 16 ans ont été en mesure de constater leur étonnement.
«Ils ont dû s'adapter à notre environnement, mais moi aussi j'ai dû m'adapter à eux. Leur vocabulaire de hockey est très différent. Ils appellent entre autres une rondelle un palet... Puis je dirais qu'ils sont quand même bons, mais ils reviendront en France en étant encore meilleurs», estime le jeune Windsorois Gabriel Morneau.
Une première édition
Après avoir visité le Centre Bell et le Palais des sports de Sherbrooke, assisté à une conférence du dépisteur des Penguins de Pittsburgh Luc Gauthier, participé à 15 heures de séance sur glace et effectué de nombreux entraînements hors glace, les Français assurent en effet qu'ils quitteront le Québec demain soir avec un bagage très lourd.
«Il s'agissait d'une première expérience et on compte bien revenir l'an prochain en ajoutant quelques-uns des meilleurs jeunes joueurs de la France», informe l'entraîneur Charles Geslain, qui évolue aussi avec Jean-Christophe Gauthier à Caen.