Les travaux de réfection du Centre sportif de l’Université de Sherbrooke, qui devaient se terminer le 13 septembre, ne seront complétés que pour le 27 novembre prochain, à cause de la COVID-19.
Les travaux de réfection du Centre sportif de l’Université de Sherbrooke, qui devaient se terminer le 13 septembre, ne seront complétés que pour le 27 novembre prochain, à cause de la COVID-19.

Des délais à prévoir au Centre sportif de l'UdeS

La réfection de la piste d’athlétisme intérieure du Centre sportif de l’Université de Sherbrooke était la phase deux d’un important projet global estimé à 7,4 millions de dollars. Après la piste d’athlétisme du Stade de l’Université de Sherbrooke l’an passé, c’était au tour du Centre sportif Yvon-Lamarche de se refaire une beauté, ce printemps. Mais la pandémie de la COVID-19 a chamboulé tous les plans. Et les retards seront significatifs.

« Les travaux devaient commencer ce printemps, le 30 mars, au départ. Et on était content, l’entrepreneur nous avait dit qu’on pourrait commencer vers le 23 mars, à cause de la pandémie, justement. Puisqu’on devait fermer, on avait donc gagné une semaine. Mais c’est à ce moment que le Québec a été mis sur pause et que tout a fermé, alors le gain qu’on avait, a été instantanément effacé et les chantiers de construction ont été sur pause pendant sept ou huit semaines », s’est désolé le directeur général du Service du sport et de l’activité physique de l’Université de Sherbrooke Jean-Pierre Boucher.

« On voyait la situation se dégrader, et on savait qu’il y aurait des conséquences. Au départ, le stade devait être livré pour le 13 septembre c’était parfait, ça ne dérangeait pas tellement, au départ, nos activités d’automne à venir, et on était bien content de ça. Mais la pandémie a changé les plans. La direction a demandé un nouvel échéancier à l’entrepreneur et jeudi, on nous a dit que ce serait livré le 27 novembre prochain. »

Des conséquences à prévoir

Un retard de cette ampleur aura forcément des conséquences sur les sports et les événements prévus au Centre sportif de l’Université de Sherbrooke, l’automne prochain.

En même temps, comme l’a précisé Jean-Pierre Boucher, bien malin qui peut prédire qu’elles seront les activités qui pourront, justement, se dérouler à l’automne prochain, à l’heure de la rentrée.

« Les activités qui devaient se dérouler dans le stade intérieur sont compromises. La Faculté des sciences de l’activité physique, par exemple, utilise beaucoup notre stade intérieur pour leurs cours pratiques. Alors ils regardent d’autres options, comme nos gymnases ou nos salles polyvalentes. Ils sont déjà en mode solution », a dit M. Boucher.

« Tous les sports intra-muros seront aussi touchés. Le stade était très utilisé le soir, par les étudiants qui participent à des sports intra-muros. Même chose pour le Club d’athlétisme du Vert & Or, et le Club d’athlétisme de Sherbrooke. Dans un cas comme dans l’autre, ils pourront probablement continuer à utiliser la piste extérieure, tant que la température le permettra. Aussi, en connaissant la situation à l’avance, on pourra trouver des façons de palier au problème; utiliser les installations extérieures au Triolet, par exemple. On est prêt à les aider à trouver des solutions. »

Le volet aquatique ne devrait pas non plus subir de contrecoups à cause des délais du chantier du stade intérieur.

Encore faut-il que la piscine soit accessible, ce qui n’est pas encore le cas.

« On va voir à l’automne, le genre d’activité qu’on pourra offrir. On est un peu dans l’inconnu. On voit que ça déconfine un peu comme ça, mais notre piscine est encore fermée. C’est la santé publique qui nous donne les directives, les mesures sanitaires à suivre. Si ça revient à la normale à l’automne, c’est parfait! On travaille sur différents scénarios et on devra être créatifs dans notre offre de service aquatique et pour notre salle d’entraînement. On est en train de mettre en place les mesures sanitaires nécessaires, d’ailleurs », a poursuivi M. Boucher.

Ce dernier a hâte de constater le produit final. Le Centre sportif de l’UdeS avait besoin d’une cure majeure de rajeunissement, et c’est ce qu’il aura.

« On va avoir un magnifique stade, un des plus beaux au Québec, et même au Canada. Ce sera un stade haute qualité, avec une piste Mundo. On refait vraiment tout, ça va être très joli. On enlève les vieux rideaux d’origines qui étaient jaunis, on change les luminaires, on refait la mezzanine, on enlève la vieille céramique, on va peinturer, on fait une cure de jeunesse pour notre stade et ce sera bon pour les 20-25 prochaines années », a-t-il exprimé.

« Le produit final sera super, comme c’est le cas pour notre stade extérieur. Toute la région va pouvoir en bénéficier et on va pouvoir accueillir à nouveau des compétitions d’importance, comme les Jeux de la Légion l’an prochain. »