L'ambiance était survoltée à la Cage aux sports vendredi soir lors du troisième but des Canadiens. La famille Chiasson-Guignard, mi-ontarienne mi-néo-brunswickoise, s'est réunie spécialement à Sherbrooke pour Pâques - le fait que cette période coïncide avec le début des séries éliminatoires est un bonus pour cette famille de fans des Canadiens.

Des Acadiens célèbrent la victoire du CH

L'ambiance était survoltée vendredi soir à la Cage aux sports alors que les Canadiens marquaient leur troisième but en troisième période, prenant ainsi une avance quasi insurmontable sur leurs adversaires.
Installée juste devant l'écran géant sur lequel était projeté le match, une tablée de partisans enthousiastes encourageait son équipe préférée, chandails et accessoires du Tricolore à l'appui. Il s'agit de la famille Chiasson-Guignard, dont la moitié habite au Nouveau-Brunswick, et l'autre en Ontario. Située pratiquement à mi-chemin entre les deux clans, Sherbrooke est la ville toute désignée pour se retrouver à Pâques, dans l'appartement où Mélissa Chiasson demeure le temps de terminer ses études en médecine.
Le fait que Pâques coïncide avec le début des séries éliminatoires de la LNH est un bonus intéressant pour cette famille de fans des Canadiens. «L'ambiance est merveilleuse ici au Québec. Au Nouveau-Brunswick ce n'est pas pareil... et en plus on a la chance de voir nos enfants donc c'est vraiment super!», résume le père de Mélissa.
Si on en croit cette famille, les Acadiens seraient à 99% des partisans des Canadiens de Montréal. «Je ne me verrais prendre pour aucune autre équipe, c'est comme ça quand tu es Acadien... C'est la seule équipe française à qui on peut se rallier, c'est celle qui est la plus près de nous. Ç'a toujours été comme ça», estime Mélissa.
Question de langue
Au-delà de la proximité géographique, la langue semble effectivement jouer sur le sentiment d'appartenance, puisque même les cousins qui habitent maintenant en Ontario, beaucoup plus près des Maple Leafs, encourageaient le CH. «C'est commun du côté francophone, c'est bien vu d'aimer les Canadiens», affirme Michel Guignard, qui habite aujourd'hui un secteur franco-ontarien.
Le conjoint de Mélissa, Patrick Duguay, est parmi les optimistes qui affirment que Montréal remportera la coupe Stanley cette année. «Depuis que je me rappelle, Montréal n'a jamais eu une équipe comme c'est le cas présentement, autant le coach que toute l'équipe», affirme le jeune trentenaire. La Coupe, donc? «Un vrai partisan va y croire.»
Ce n'est certainement pas son beau-père, avec son chandail «Ça sent la coupe», qui va le contredire...
L'engouement était tel hier soir qu'il ne restait plus de place - même au bar - pour assister au match à la Cage. «D'habitude lors des premiers matchs il n'y a pas grand monde, mais à date, ç'a été plein à tous les matchs. Les gens veulent leur hockey!», constate Benoît Dufresne, directeur général de l'endroit.
Avec la victoire d'hier, gageons que l'enthousiasme des fans ne risque pas de se tarir de si tôt...