Nicolas Boulay

Départ de Bear Woods: une chance pour Nicolas Boulay

La nouvelle du départ du secondeur Bear Woods a pris un peu tout le monde par surprise, lundi matin au camp des Alouettes de Montréal. Un départ encore un peu incompris par les joueurs, mais qui pourrait être une fenêtre d'opportunité pour le Magogois Nicolas Boulay.
On ne s'ennuie jamais, au camp des Alouettes de Montréal. Chaque camp d'entraînement tenu en sol sherbrookois semble amener, année après année, son lot de tracasseries ou d'événements, disons, hors de l'ordinaire.
Les anciens joueurs de la NFL trouvés par Jim Popp, le cas Michael Sam, Mardy Gilyard et ses substances interdites et le malaise Dan Hawkins, tout y passe.
Lundi matin, la nouvelle que l'équipe avait libéré le secondeur Bear Woods a eu l'effet d'une bombe. Et on vous épargne les tergiversations à propos des versions divergentes du DG Kavis Reed et de l'entraîneur-chef Jacques Chapdelaine (voir autre texte).
Ce départ ouvre donc la voie à d'autres options. Et Nicolas Boulay pourrait être l'une d'elles.
L'ancien du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke a d'ailleurs participé aux répétitions régulières de l'unité défensive en tout début d'entraînement lundi, à la position laissée vacante par le départ de Woods.
Dans l'organigramme Alouette, Boulay n'a jamais été très loin derrière Woods, et il ne s'est jamais caché pour exprimer son désir d'obtenir des répétitions régulières en défensive.
« On a appris la nouvelle quand on s'en venait pour la pratique ce matin (lundi). C'est une surprise pour tout le monde. Ça fait peur un peu, ça nous montre qu'il n'y a pas de job assuré ici et que l'organisation attend des performances optimales de tout le monde. On va faire confiance à l'organisation; notre job à nous c'est d'être prêt », a dit Boulay, après l'entraînement.
« Bear était un joueur défensif dominant, un leader dans l'équipe, un grand frère pour bien des joueurs. On pouvait compter sur lui. Tous les secondeurs de l'équipe étaient déçus, c'est certain, en apprenant la nouvelle. C'était ma cinquième année avec lui ici. À la longue, on devient tous des amis ».
« Ça donne des opportunités et j'ai l'intention de sauter sur cette chance-là. J'ai pris des répétitions avec la première équipe ce matin, espérons que ça continue. »
La recrue américaine Anthony Sarao, qui débarque de l'Université américaine USC, serait aussi fortement pressentie pour prendre le poste.
La résilience de Boulay
Il y a un an, Nicolas Boulay avait d'autres préoccupations. Refusant la coupe de salaire proposée par le directeur général d'alors, Jim Popp, il s'était placé dans une situation précaire. Une histoire qui avait fait grand bruit dans les médias.
Finalement, Boulay a gardé son salaire.
Utilisé régulièrement sur les unités spéciales, le Magogois a l'impression d'avoir consolidé ses arguments lors de la dernière saison.
« Ce fut une année remplie d'adversité, mais qui s'est bien terminée. J'ai fini deuxième dans l'Est et troisième dans la ligue pour les plaqués sur les unités spéciales (21 plaqués en 18 rencontres). On est dans une business qui cherche les résultats, et je crois avoir prouvé que je suis en progression. Je commence à aller chercher le respect et la confiance des entraîneurs en situations défensives. »