Paul Deshais, vice-président du Panthéon, Vincent Boutin, conseiller municipal et président du comité sport et plein air, Jean Perreault, président du conseil d’administration du Panthéon des sports de Sherbrooke, et Denis Custeau, président d’honneur de la cinquième intronisation.

Denis Custeau et la passion du sport

C’est un total de 10 bâtisseurs, athlètes et équipes qui seront admis au Panthéon des sports de Sherbrooke le 18 septembre au Théâtre Granada, dans le cadre de la cinquième cérémonie d’intronisation. Cette dernière se déroulera sous la présidence d’honneur de Denis Custeau, homme d’affaires bien connu à Sherbrooke, mais aussi entraîneur et bénévole impliqué dans le milieu sportif depuis des années.

Si ce dernier est dorénavant avantageusement connu pour ses nombreux projets de développement résidentiel et commercial, Denis Custeau a toujours été lié aux sports.

« Ça me fait chaud au cœur d’être lié à un événement comme celui-là. Le Groupe Custeau appuie le Panthéon des sports depuis le départ. L’apport du sport est indéniable, dans ma vie », a-t-il indiqué.

Enseignant au département d’éducation physique au Cégep de Sherbrooke, chargé de cours à la Faculté d’éducation physique de l’Université de Sherbrooke, Denis Custeau, a également été joueur et entraîneur en volleyball masculin avec le Vert & Or et avec les Volontaires.

Pendant 11 années, il a cumulé les championnats provinciaux, un parcours remarquable souligné par la conquête du championnat canadien universitaire, en 1974.

Des souvenirs impérissables dont il garde encore aujourd’hui des empreintes indélébiles.

« Le sport nous apprend l’importance de s’améliorer, de progresser. Perdre aux points dans un match, ce n’est pas si important. Ce qui est bien, c’est d’avancer, de trouver des points à améliorer, d’aller vers l’avant. Ce n’est pas la médaille non plus ; je n’en ai gardé aucune. Je les ai plutôt remises aux gens qui ont été importants dans le cheminement de l’équipe ou des athlètes », a-t-il expliqué.

« À la fin des années 1970, un de mes joueurs éprouvait des difficultés, lorsqu’il atterrissait après un saut. Il se sentait toujours étourdi, il ne savait plus où il était. Il s’appelait Glenn Hoag, celui qui a mené l’équipe canadienne de volleyball aux Jeux olympiques, à Rio, en 2016. On était à l’époque en plein championnat québécois ; si on gagnait, on allait au championnat canadien, sinon, on retournait préparer la prochaine saison. »

« Glenn avait un rendez-vous chez le médecin, prévu un mois plus tard. Mais on jouait contre Laval dans une semaine. J’ai demandé au Dr Laffond, un ami, s’il pouvait le voir. Il l’a fait le lendemain. Il n’a pas réglé le problème de Glenn immédiatement, mais il m’a suggéré de ne pas le faire jouer tout de suite contre Laval. On lui a donné du repos, et quand il est revenu au jeu, on a battu Laval trois sets à zéro ! J’ai remis notre médaille de champion québécois au Dr Laffond. Il a apprécié, il s’est senti utile. »

« Le sport, c’est très formateur. Plus le niveau de jeu est élevé, plus c’est exigeant et plus tu dois mettre du temps, et plus le taux horaire est bas, pour les bénévoles ! Un entraîneur, c’est un organisateur de talent, qui vise à soutirer le meilleur d’un athlète, d’un individu. »

Cette cohorte 2019 portera désormais le nombre d’intronisés à 52, dont les plaques honorifiques sont installées en bordure du lac des Nations.

« En cette journée (mercredi) où on apprend que Sherbrooke est la seule ville en lice pour obtenir les Jeux du Québec d’hiver de 2023, il est important de se rappeler les bâtisseurs, les athlètes, et les événements qui motivent nos actions futures. Il faut souligner les bons coups du passé et s’en inspirer », a dit le conseiller municipal et président du comité sport et plein air Vincent Boutin.