Samuel Poulin et Félix Robert, ici accompagnés de Jaxon Bellamy, ont connu une fin de semaine exceptionnelle en récoltant respectivement huit et sept points dans le dernier match contre les Cataractes, à Shawinigan.

Demeurer au sommet, le défi du Phœnix

Le Phœnix de Sherbrooke a confirmé son statut de meilleure équipe au classement général de la LHJMQ cette fin de semaine, grâce à deux victoires face aux Cataractes de Shawinigan. Les attaquants Félix Robert et Samuel Poulin s’en sont d’ailleurs donnés à cœur joie, dimanche; sept points (3-4) pour Robert, et huit pour Poulin (2-6). Mais les deux attaquants du Phœnix confirment qu’il n’est pas question de s’asseoir sur cette première position.

Le match de dimanche, donc. Phœnix et Cataractes étaient à égalité 4-4 après deux périodes.

L’entraîneur-chef Stéphane Julien a levé le ton, avant la dernière période, et le Phœnix a explosé pour cinq buts.

Les prestations de Robert et de Poulin leur ont valu une sélection sur l’équipe de la semaine LHJMQ; Poulin a inscrit 12 points en trois matchs (+10). Robert a quant à inscrit 10 points en trois matchs (+11).

Une bonne semaine au bureau.

Samuel Poulin a donc inscrit son nom dans le livre des records du Phœnix pour le plus de points en un match, et le plus de passes.

Il devient ainsi le premier joueur en près de 10 ans à marquer huit points en un match dans la LHJMQ.

« Sérieux, ça ne m’est jamais arrivé d’amasser huit points en un match. Je me rappelle avoir récolté cinq ou six points, lors d’un match AAA d’été. J’avais entre huit et 10 ans, il me semble », a rigolé Samuel Poulin.

« C’est dur à expliquer, un match comme ça. Tout marchait pour nous. Il y a des matchs comme ça. Disons que tu les prends quand ça passe. »

Le fait que le noyau du Phœnix soit de retour cette année fait une énorme différence, confirme le choix de première ronde des Penguins de Pittsburgh en juin dernier.

« On se connaît tous bien comme joueurs, on se voit bien sur la glace. Ça fait déjà deux ans et demi que je connais Félix, et on joue sur le même trio depuis l’an passé, surtout depuis les séries éliminatoires, avec Alex-Oliver Voyer. On sait où les gars se placent sur la glace. »

Un temps pour s’ajuster

Après un camp d’entraînement passé avec les Penguins, Samuel Poulin confirme qu’il a eu besoin de quelque temps pour trouver ses repères.

« Ça m’a pris quelques matchs pour faire les ajustements. J’étais habitué à un rythme de jeu très rapide, et à affronter des hommes. Là, ça va super bien », dit-il.

Et on n’a pas de difficulté à le croire. Poulin maintient une moyenne de deux points par match (22 points en 11 matchs) depuis son retour.

« Je ne me casse pas la tête vraiment avec les statistiques personnelles. Je n’ai jamais d’objectifs en ce sens. Je donne toujours mon maximum et généralement, de bonnes choses surviennent. Tout ce que je veux, c’est aider mon club à gagner. »

Maintenant que le repêchage de la LNH est chose du passé, et qu’il a son contrat pro en poche, Poulin peut se concentrer sur le hockey.

« Cette histoire de contrat aurait pu traîner, alors j’étais content de pouvoir régler ça rapidement. Ça fait une chose de moins à penser. Tout ça est derrière moi, et je veux aider l’équipe à gagner. »

« Être premiers au classement, il faut bien gérer ça. Notre noyau a atteint sa maturité, on a vraiment une bonne équipe. La chimie, je le répète, est incroyable. Dès le camp d’entraînement, j’ai senti les gars prêts et déterminés, on était tous conscients qu’on avait un bon club. En même temps, on ne peut pas s’asseoir sur notre premier rang. Se rendre au sommet, c’est une chose, mais y rester, s’en est une autre. Stéphane nous a ramenés à l’ordre, contre Shawinigan, c’est son boulot, et je ne suis pas inquiet qu’il va le faire quand ce sera nécessaire », a dit Poulin.

Profiter du moment

Son partenaire de jeu Félix Robert profite lui aussi d’un départ canon. Avec 24 points en 13 matchs, il domine les pointeurs du Phœnix et il est le cinquième meilleur pointeur de la LHJMQ.

« C’est l’fun, des matchs comme ça, quand tout fonctionne. Ça n’arrive pas souvent, alors il faut profiter du moment. On travaille fort à tous les matchs, et des fois, ça donne ce genre de résultats. On n’avait pas le début de match qu’on souhaitait, mais on était encore dans la rencontre, à 4-4. Stéphane s’est occupé de nous ramener sur terre », a indiqué Robert qui, dans son souvenir, a déjà inscrit sept points, mais au niveau atome.

Comme son compagnon de ligne, Robert confirme qu’être au sommet du classement de la LHJMQ vient avec des défis plus robustes.

« On sait que chaque match, l’autre équipe sera plus que prête afin de nous battre. On ne doit pas ralentir la cadence et poursuivre notre travail, comme on le fait depuis le début de la saison. Le personnel d’entraîneurs nous prépare très bien. C’est l’fun être au top, mais c’est encore plus dur d’y rester. »

Parlant de défi, le Phœnix en aura tout un sur les bras, cette semaine, avec son premier voyage dans les Maritimes.

Saint John, Moncton et Cape Breton sont au menu lors de ce voyage éclair, de trois matchs en quatre jours.

« C’est jamais facile, dans les Maritimes, et là, on va affronter trois bonnes équipes. On va approcher ça un match à la fois et espérer sortir de là avec trois victoires. »

Le voyage commence mercredi soir à Moncton.