Bruce Coulter a été admis au Mur des distinctions de l’Université Bishop’s en 1992 et au Temple de la Renommée de la Ligue canadienne de football en 1997.

Décès de Bruce Coulter : « Un être humain exceptionnel »

« Bruce était un entraîneur incroyable, un leader sans pareil, mais surtout, un exemple pour tout le monde. »

Tom Allen a perdu bien davantage qu’un entraîneur-chef, mardi, lorsqu’il a appris le décès de son mentor, Bruce Coulter, à l’âge de 90 ans.

« J’ai perdu un très bon ami. On a été très proche pendant près de 25 ans. Bruce a souffert du diabète pendant plus de 55 ans et il a été très malade lors des deux ou trois dernières années », a dit M. Allen.

« Il a été mon entraîneur au football et son leadership était évident. Avec lui, le programme de football s’est amélioré chaque jour, spécialement dans les années 1980. Et pas seulement sur le terrain. Il agissait comme un véritable père pour beaucoup de joueurs. Il savait comment gagner, ses standards étaient élevés. »

« C’est une journée triste, mais Bruce a eu une vie bien remplie, une belle vie. »

Les réactions de sympathies ont fusé de toutes parts mercredi à la suite du décès de M. Coulter, dont les exploits sur le terrain et sur les lignes de côté, mais aussi sa profonde empreinte humaine dans ses relations avec sa communauté, n’ont laissé personne indifférent.

Bruce Coulter a joué dans la Ligue canadienne de football (LCF) pendant une dizaine d’années avec les Alouettes de Montréal (1948 à 1957) et il a remporté la coupe Grey en 1949, la première de l’histoire de la franchise.

À la retraite, il est devenu entraîneur-chef des Redmen de McGill de 1958 à 1961, avant d’être embauché par l’Université Bishop’s, dès 1962, où on lui a confié le poste de directeur des sports avec le mandat, entre autres, de créer un programme de football.

Il fut impliqué au sein de ce programme jusqu’en 1990.

À sa retraite, il était l’entraîneur ayant connu le plus de succès, avec sa fiche de 137 victoires, 80 défaites et deux matchs nuls.

Michael Goldbloom, principal de l’Université Bishop’s, n’a pas tari d’éloges à l’endroit de M. Coulter.

« Plusieurs personnes ont comparé Bruce à Jean Béliveau, et il s’agit d’une comparaison appropriée. C’était un homme d’une dignité et d’une intégrité exceptionnelles. Tous les gens qui l’ont côtoyé au fil des ans, des étudiants athlètes, des collègues ou des amis, se sont sentis privilégiés de le connaître », a-t-il mentionné.

« Même dans les dernières années de sa vie, alors que son état de santé était précaire, Bruce et sa femme Joyce ont assisté à plusieurs matchs de football et de basketball de nos équipes Gaiters. Il demeurait dans l’adversité cette personne positive et optimiste qu’il a été toute sa vie. Bruce a été un bâtisseur pour les gens et pour notre université. Nous fûmes privilégiés d’avoir pu le côtoyer au sein de la communauté de Bishop’s », a poursuivi M. Goldbloom.

Bruce Coulter a été admis au Mur des distinctions de l’Université Bishop’s en 1992 et au Temple de la Renommée de la Ligue canadienne de football en 1997.