Nicole Gass portera les couleurs de la Suisse lors des Jeux olympiques de PyeongChang 2018.

De Cookshire-Eaton à PyeongChang

Elle est née à Cookshire-Eaton, mais possède des origines suisses. Voilà pourquoi Nicole Gass représentera la Suisse en hockey féminin lors des Jeux olympiques d’hiver de PyeongChang en Corée du Sud.

Ses grands-parents du côté de son père Lukas Gass ont en effet immigré au Canada il y a 50 ans : « On célèbre donc la Fête nationale de la Suisse chaque année ! » explique Nicole Gass.

Après avoir fait ses débuts à East Angus pour ensuite évoluer dans le double lettre à Sherbrooke avec les garçons, Nicole Gass a pris la direction de l’équipe senior de l’Ontario Hockey Academy (OHA) à Cornwall et de l’équipe universitaire de Colgate dans l’État de New-York.

« Je savais que je pouvais peut-être représenter la Suisse un jour. Je rêvais aux Jeux olympiques depuis longtemps. Ce rêve deviendra bientôt réalité. La Suisse a une excellente équipe. Après tout, elle a gagné le bronze en 2014 à Sotchi », rappelle Nicole Gass, qui deviendra la deuxième membre de sa famille à participer aux JO.

Car si elle a du sang suisse dans les veines, la joueuse de Cookshire-Eaton a aussi les gènes d’une famille d’athlètes du côté de sa mère Toni Kordic. Cette dernière était membre de l’équipe canadienne de basketball aux Jeux olympiques de 1984.

Nicole Gass est également la nièce du défunt John Kordic, gagnant de la coupe Stanley en 1986 avec le Canadien de Montréal et de la coupe Calder en 1985 avec le Canadien de Sherbrooke, et du hockeyeur Dan Kordic.

« Je suis très fière de cet exploit et d’imiter ma mère, a-t-elle confié à La Tribune à partir de son domicile en Suisse. Contrairement aux garçons, je ne pouvais pas rêver à la Coupe Stanley, alors je rêvais aux Jeux olympiques. Je ne le réalise pas encore tout à fait, mais on jouera bientôt une partie préparatoire contre le Canada et c’est à ce moment que je le réaliserai peut-être. »

La défenseure de 25 ans du ZCS de Zurich admet qu’elle aura un sentiment particulier lorsque viendra le moment d’affronter le Canada.

« Je connais des joueuses de la formation canadienne. Ce sera spécial ! Le Canada est excellent, mais on vise une médaille de notre côté également. »

Gass retournera finalement en Suisse une fois son expérience olympique terminée et ne compte pas revenir au Québec pour s’y installer à court terme.

« C’est tellement beau ici ! J’ai terminé mon université, mais j’aimerais peut-être faire une maîtrise. Où ? Je ne le sais pas, mais je suis bien en Suisse ! »

Et elle y sera certainement encore mieux avec une médaille au cou, son plus grand souhait.

Nicole Gass