David Perron renoue avec les Blues de Saint-Louis qui lui ont consenti un contrat de quatre ans d’une valeur de 16 millions de dollars

David Perron remercie Ryan Getzlaf

David Perron a connu sa meilleure saison en carrière dans la LNH au meilleur moment possible. Sa saison de rêve avec les Golden Knights de Las Vegas lui a permis d’empocher un contrat de quatre ans et de 16 millions de dollars, avec les Blues de Saint-Louis. Et le Sherbrookois a une pensée toute spéciale pour Ryan Getzlaf pour ce nouveau départ.

Avec 66 points en 70 matchs, et neuf autres points lors de la prestation spectaculaire de Vegas vers la finale de la coupe Stanley, Perron a haussé sa valeur marchande à l’aube de ses 30 ans.

« J’ai connu des difficultés à Pittsburgh. Je n’ai pas joué mon meilleur hockey. Mon coup de patin, ce n’est pas ma force, je le sais, mais à force de me le faire répéter, ça m’a entré dans la tête, et ça m’a empêché de me concentrer sur ce que je fais de bien au hockey. Quand je suis arrivé à Anaheim, tout a changé », a dit Perron, qui passe ses étés à Magog.

« Ryan Getzlaf m’a redonné confiance en mes moyens. Il m’a dit de continuer à garder la rondelle le plus longtemps possible, de continuer à être patient et à faire confiance en mes talents de passeurs. Des choses que je fais bien, mais que j’avais délaissées. J’ai retrouvé ma confiance. »

En 86 matchs à Pittsburgh, Perron a inscrit 38 points et un ronflant -21.

À Anaheim, Perron a retrouvé la touche, avec 20 points en 28 matchs, avant de faire son deuxième séjour à Saint-Louis.

Retour à la maison

Dès la semaine précédant l’ouverture du marché des joueurs autonomes, Saint-Louis a contacté Perron.

Plusieurs autres équipes l’ont fait, aussi, mais pour le Sherbrookois, la ville du Missouri avait un attrait particulier.

« Certaines de ces équipes étaient dans la course pour John Tavares, alors il fallait attendre un peu. Doug Armstrong (DG des Blues) a contacté mon agent (Allen Walsh) une première fois. Je crois que c’était un appel de courtoisie, mais les contacts ont été fréquents. On aurait pu faire monter les enchères, obtenir un contrat plus court, et plus lucratif, mais l’offre des Blues était ce que je voulais. »


«  J’ai connu des difficultés à Pittsburgh. Mon coup de patin, ce n’est pas ma force, je le sais, mais à force de me le faire répéter, ça m’a entré dans la tête, et ça m’a empêché de me concentrer sur ce que je fais de bien au hockey.  »
David Perron

« Ils m’ont dit qu’ils avaient fait une erreur en me laissant libre, pour le repêchage d’expansion, que l’équipe avait peiné à marquer des buts l’an passé. L’offre a été faite le mercredi, et le jeudi matin j’acceptais. »

« Je suis très content, ça enlève un stress pour les quatre prochaines années. Je connais très bien la ville, l’équipe, les partisans. C’est un fit parfait. »

Comme les Capitals de Washington?

David Perron retourne à Saint-Louis en même temps que Ryan O’Reilly, l’autre grosse prise de l’équipe au cours de la dernière semaine.

Les Blues n’ont marqué que 226 buts l’an passé, une fiche qui a relégué l’équipe dans le dernier tiers de la LNH.

« L’équipe voulait bouger, changer la dynamique, et ils veulent gagner. À Saint-Louis, il se passe un peu ce qui s’est passé pendant des années à Washington; l’équipe est très bonne, mais elle éprouve des difficultés à accéder au prochain niveau », a dit Perron.

« Ce que je trouve différent de mes deux précédents passages avec l’équipe, c’est qu’il y a maintenant des centres offensifs; O’Reilly et Brayden Schenn sont très bons, ce sont des fabricants de jeu. J’ai beaucoup de respect pour les Berglund, Backes ou Arnott, mais là, c’est différent. »

S’il est le premier à concevoir que répéter sa saison magique de l’an dernier sera ardu, Perron a maintenant la confirmation qu’il peut atteindre ces plateaux offensifs.