L’ancien défenseur de l’Armada Ryan DaSilva a profité de son retour au Centre d’excellence Sports Rousseau de Boisbriand pour réaliser un doublé.

DaSilva réussit son retour à Boisbriand

Cette fois, Alex-Olivier Voyer a reçu l’aide de Ryan DaSilva pour offrir une victoire au Phœnix de Sherbrooke, mercredi à Boisbriand. Le Sherbrookois a marqué son septième et son huitième but en quatre matchs dans un gain de 5 à 3, alors que l’ancien défenseur de l’Armada profitait du retour dans son ancien amphithéâtre pour réussir lui aussi un doublé.

« Sur un calendrier qui comporte 68 matchs, il y a toujours des dates que l’on encercle dès le début de la saison et j’avais hâte de jouer contre l’Armada, admet DaSilva. Je me suis fait échanger, je connais encore plusieurs joueurs ici avec lesquels j’ai de bonnes relations, mais je suis content de repartir d’ici avec les deux points malgré les distractions du début de partie. »

La rencontre avait pourtant bien mal commencé pour le Phœnix. Aleksi Anttalainen n’a eu besoin que de 22 secondes pour déjouer Brendan Cregan. Un but marqué rapidement qui a semblé motiver sa troupe puisque l’Armada a dominé le Phœnix en première période, allant jusqu’à compter un deuxième but en fin d’engagement, l’œuvre de Peynton Hoyt.

« On est arrivés en retard à l’aréna à cause du trafic, informe l’entraîneur Stéphane Julien. Normalement, on arrive beaucoup plus tôt et je n’ai pas senti que mon équipe était prête pour ce match. On est revenus fort heureusement en deuxième période, entre autres grâce aux deux beaux buts de DaSilva. Il était très motivé avant la partie. Nos joueurs de Boisbriand aussi, comme les deux frères Anctil et Alexandre Joncas. Ils me donnaient du bon hockey, je les ai donc beaucoup utilisés. »

Voyer est en feu

Ryan DaSilva a pour sa part puisé son inspiration dans un affrontement contre son ancien club : le vétéran de 20 ans a en effet profité de son retour à Boisbriand pour marquer les deux premiers buts du Phœnix. Le premier à l’aide d’un puissant tir frappé, le second avec un lancer balayé des plus précis. 

Anthony Poulin a ensuite donné la réplique du côté des locaux. Le but le plus inattendu revient toutefois à Alex-Olivier Voyer, qui a battu Mikhail Denisov avec un tir complètement raté dans la baie vitrée, puisque la rondelle a par la suite frappé les ganses de la jambière du gardien de l’Armada. 

Après avoir été le héros de la rencontre dimanche, Alex-Olivier Voyer n’avait pas dit son dernier mot et a semblé prendre plaisir à jouer ce rôle. L’attaquant a marqué le but gagnant en réalisant son dixième but de la saison. 

Félix Robert a scellé l’issue de la partie en réussissant un tourniquet derrière le filet de Denisov en fin de match. 

Une fois le match terminé, l’entraîneur de l’Armada, Bruce Richardson, n’a pas mâché ses mots pour décrire ce revers :

« Un moment donné, il y a des joueurs qui doivent embarquer dans le bateau. Joel Teasdale est bon, mais il n’est pas tout seul. On offre des performances en montagnes russes (...). Je pense que j’ai une équipe bipolaire. On connaît une grosse fin de semaine de hockey, on commence en force la partie suivante et bang, on frappe un mur. C’est à nous d’apporter les ajustements en modifiant les trios ou en envoyant des gars manger du popcorn dans les gradins s’il le faut. »

En vitesse

Le Phœnix a rapidement perdu un soldat au combat en première période. Blessé, Olivier Crête-Belzile a regagné son vestiaire et n’est jamais revenu au jeu par la suite.

Alexandre Joncas a reçu la première étoile en obtenant trois mentions d’aide face à l’équipe de sa région d’origine. 

Patrick Guay s’approche d’un retour au jeu. Il a repris l’entraînement et pourrait être en uniforme vendredi au Palais des sports lors de la visite des Sea Dogs de St-John. 

L’infirmerie déborde chez le Phœnix et la file est longue devant le bureau du thérapeute sportif Nicholas Borrelli : Robert Dow est également ennuyé par une blessure et Jacob Rabouin, tout comme Thomas Sigouin, s’y trouve encore. 

Jaxon Bellamy a livré un furieux combat à Antoine Rochon, qui a encaissé quelques coups du défenseur du Phœnix en deuxième période. 

De beaux souvenirs sont revenus dans la mémoire du duo d’entraîneurs de l’Armada, Bruce Richardson et Jean-François Fortin, qui ont évolué avec l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien, chez les Faucons de Sherbrooke au début des années 90, et avec le directeur général du Phœnix, Jocelyn Thibault : « Steph était mon capitaine dans le junior majeur, se souvient Richardson. Il était un excellent leader. C’est toujours spécial de jouer contre Sherbrooke, là où j’ai passé quatre années de ma vie. Je ne suis pas surpris de le revoir derrière le banc. Il aimait la game. Il n’est juste pas né durant les bonnes années. Les petits défenseurs ne perçaient pas souvent la LNH. Mais on avait toute une équipe avec plusieurs futurs joueurs de la LNH. »