À 17 ans, la judoka Léa Roy a combattu dans la catégorie sénior lors de ses deux derniers tournois. Elle a ainsi remporté l’argent et le bronze contre des athlètes de plus de 21 ans.

Dans la cour des grands à 17 ans

Avec une deuxième et une troisième place à ses deux dernières compétitions dans l’Ouest canadien plus tôt ce mois-ci (l’International du Pacifique et l’International d’Edmonton), la judoka asbestrienne Léa Roy peut être fière de sa récolte. D’autant plus qu’elle a combattu dans la catégorie sénior, soit contre des athlètes âgés de 21 ans et plus.

Avec son allure douce, ses yeux rieurs et son petit gabarit (5 pieds pour 100 livres environ), il est difficile de s’imaginer la jeune fille s’exécuter dans un sport de combat. Et pourtant. Celle qui achève cette année son cinquième secondaire s’entraîne cinq fois par semaine et les résultats sont impressionnants.

« Le judo c’est un mode de vie. C’est un sport où je peux m’améliorer et voir les résultats. C’est demandant physiquement, mais aussi mentalement », explique la jeune athlète qui a été initiée aux sports par ses parents à l’âge de 6 ans. La jeune fille entraîne aussi les plus jeunes au club de judo local. La danse, le soccer et le crossfit font aussi partie de ses sports de prédilection.

La discipline et la passion, voilà les clés de son succès selon son père, Charles Roy, qui a aussi été son entraîneur au Club de Judo Asbestos-Danville. S’il avoue que la différence d’âge peut parfois faire peur dans les combats, il avait confiance en Léa. « Il faut dire qu’ils compétitionnent dans la même catégorie de poids et de ceinture. De plus Léa est habituée de s’entraîner avec des adultes, des garçons, des gens qui ont des physiques plus imposants. »

Pour Léa, combattre avec des plus vieux était un peu stressant, mais surtout motivant. « J’ai vu ce que j’étais capable de faire et les autres athlètes ont vu que je commence aussi à être une menace », lance-t-elle.

Mais la victoire est loin d’être tout ce qui compte dans ce sport selon la jeune fille. Un de ses combats mémorables, elle ne l’a d’ailleurs pas remporté. « À Vancouver, j’ai affronté une fille que je n’avais jamais battue et qui me faisait tomber en 10 secondes d’habitude. Cette fois j’étais confortable dans ma position et j’ai réussi à marquer un point en la faisant tomber. J’étais vraiment fière », explique celle pour qui l’étranglement au sol est une prise fétiche.

Olympiques 2024

L’athlète qui évolue maintenant dans la catégorie U18 ne le cache pas : son rêve ultime serait de participer aux Jeux olympiques de 2024. Elle met d’ailleurs toutes les chances de son côté pour y arriver en poursuivant l’an prochain ses études collégiales à Montréal en sciences de la nature afin de pouvoir fréquenter le Centre national d’entraînement de judo.

Léa Roy est sur l’équipe du Québec Élite de même que sur l’équipe du Canada G.