Le Marathon de Magog peut s’enorgueillir d’avoir reçu le Britannique Dan Micola dimanche dernier. Lors de son passage à Magog, Micola en était à un 51e pays visité en l’espace d’un an pour courir 50 marathons et trois ultra marathons. L’organisateur Patrick Mahony pose en sa compagnie.

Dan Micola, un coureur hors norme

Il arrive parfois que des exploits sportifs inusités et qui paraissent à première vue surréalistes passent sous le radar. Comme celui qu’a réalisé le Britannique Dan Micola dimanche dernier au Marathon de Magog. Celui-ci en était alors à sa 53e compétition longue distance (50 marathons et trois ultra marathons) à travers 51 pays en l’espace d’un an.

Rassasié Dan Micola ? Pas du tout puisque dès dimanche il sera à Porto au Portugal pour un autre marathon. D’ici la mi-janvier, pas moins de 13 autres marathons sont inscrits à son agenda.

Pourtant, le coureur de 45 ans ne montre aucun signe d’épuisement et semaine après semaine il accumule les victoires personnelles. Dimanche dernier à Magog, il a eu besoin de 5 h 19 min 26 s pour franchir la distance de 42,2 km. À peine avait-il terminé son marathon qu’il pensait déjà à celui de Porto. Le repos est repoussé aux calendes grecques.

« L’énergie est parfois difficile à trouver, mais ce n’est jamais un problème majeur pour moi. Je n’ai pas encore l’impression d’avoir été au fond de mes réserves. Ça se passe même assez bien au niveau de la récupération même si ma batterie n’est pas éternelle », d’imager Micola qui est loin de se considérer comme un surhomme.

« Le plus difficile, c’est quand je prends un vol de plusieurs heures. Avec l’espace qu’on a dans un avion, je suis plutôt à l’étroit pour récupérer au maximum. Les décalages horaires et les nuits écourtées sont d’autres embûches avec lesquelles je dois composer. J’ai appris à me débrouiller avec tout ça. »

Motivation

On peut quand même se demander quelle est la motivation du coureur britannique derrière tout ça. « J’adore courir et voyager. J’ai donc décidé de jumeler mes deux passions. Je fais ce que j’aime le plus. Je dois donc planifier chacun de mes déplacements avec énormément de minutie et ce n’est pas toujours évident comme logistique. Il y a parfois des vols que je dois annuler à la dernière minute. Parfois c’est à cause d’un marathon annulé ou encore pour une situation politique qui se détériore dans un pays. Dernièrement, j’y ai goûté », a souligné l’homme de fer.

En l’espace de quelques jours en octobre, Micola a dû faire une croix sur des marathons en Irak et au Kenya. En Irak, ce fut en raison du référendum Kurdistan sur l’indépendance qui a mené à l’annulation du marathon, tandis qu’au Kenya c’est la récente élection présidentielle qui s’est déroulée dans le chaos qui a forcé les organisateurs du marathon à le reporter tard en novembre.

Magog par accident

Dans son plan annuel, Dan Micola ne devait pas passer par Magog. « J’étais inscrit au Marathon de Montréal en septembre, mais il a été annulé. Magog a représenté ma solution de rechange pour mon unique marathon au Canada. Ce fut un mal pour un bien, car j’ai adoré mon expérience à Magog. Le terrain de course est vraiment varié et c’est plaisant. La section dans le bois est particulièrement intéressante et ça fait changement des marathons qui ont lieu dans les grandes villes. Ça rend le marathon de Magog agréable à courir, mais en même temps très difficile. C’en est un vrai », confie Micola.

Où s’arrêtera Dan Micola ? « Tout ce que je peux répondre est que mon compteur est toujours en marche. La prochaine année ne sera pas moins chargée. »