Malgré les quatre buts accordés en première période, Brendan Cregan est demeuré dans la partie pour finalement vaincre son ancien club par la marque de 7 à 4.

Cregan réussit son retour au Palais

L’Armada de Blainville-Boisbriand et son nouveau gardien Brendan Cregan ont réussi à gâcher la fête d’Onyx, qui célébrait son septième anniversaire, dimanche au Palais des sports. Après une période, tous s’attendaient à voir l’ancien portier du Phœnix être victime d’un carnage puisque le pointage était de 4 à 1 pour les Oiseaux. Mais les Sherbrookois ont tout simplement laissé l’Armada revenir dans le match et l’emporter par la marque de 7 à 4.

Échangé par le Phœnix lors des derniers jours de la période de transaction, Brendan Cregan a réussi son retour à Sherbrooke en effectuant 34 arrêts sur 38 tirs. Pourtant, la partie avait bien mal commencé pour son équipe et lui.

« Il n’y avait pas de match après 20 minutes et on a accordé des revirements qui ont coûté cher, explique l’entraîneur du Phœnix, Stéphane Julien. Ce n’est pas acceptable. On a obtenu trop de punitions et on a joué du hockey égoïste. On martèle le même message depuis les Fêtes concernant le fait que notre club doit jouer du hockey responsable et malheureusement, ce ne fut pas le cas ce soir. »

Pendant que Cregan se ressaisissait devant sa cage, Thommy Monette flanchait à l’autre bout de la patinoire. 

« Ce n’était pas sa meilleure, précise Julien. Ce n’est pas acceptable non plus d’accorder autant de buts sur peu de lancers comme ça. »

Après les buts d’Alex-Olivier Voyer et de Bobby Dow, l’Armada s’est inscrite au pointage par le biais de Tyler Hylland. Samuel Poulin et Félix Robert ont aussitôt donné la réplique en avantage numérique en marquant deux autres buts.

L’Armada n’avait pas dit son dernier mot. Les visiteurs ont marqué six buts sans réplique, dont cinq en deuxième période. 

Alors que le pointage était de 4 à 4, Stéphane Julien a décidé de remplacer son gardien, qui a cédé à quatre reprises sur neuf lancers. Dakota Lund-Cornish s’est amené en relève, mais a accordé deux buts sur 10 tirs. 

Hylland a complété son tour du chapeau avec un but dans un filet désert. Les autres marqueurs ont été Miguel Tourigny, Alexander Katerinakis, Samuel Bolduc et Maxime Collin. 

L’Armada a obtenu sept avantages numériques et en a profité à trois reprises, tout comme le Phœnix, mais en six occasions.

« Les punitions ont toutes été méritées. Ce n’est pas ce que j’appelle jouer du hockey responsable. On va régler ça! » a lancé Stéphane Julien visiblement choqué par la tournure des événements. 

« L’Armada a travaillé plus fort que nous et on n’a pas livré la marchandise, explique l’ancien Armada Michael Kemp. On doit tourner la page, mais se souvenir de ce qui vient de se passer pour ne pas que ça se répète. On doit revenir fort en ne jouant pas seulement une période. C’est une défaite d’équipe. »

« On s’est tirés dans le pied et notre indiscipline a coûté la victoire. Nos unités spéciales n’ont pas fait le travail en désavantage numérique », estime Alex-Olivier Voyer.

Un sentiment bizarre

Après avoir passé près de trois ans à Sherbrooke, Brendan Cregan a reçu un bel hommage avant la partie. 

« On n’a pas connu le départ espéré, mais ça peut parfois arriver, explique Cregan. On a montré beaucoup de caractère tout en respectant notre plan de match. Je me sens très bien après cette victoire, mais je me sentais bizarre au début. Le simple fait d’entrer par une autre porte au Palais, c’était spécial. J’étais émotif après l’hommage et malgré cette distraction, je ressors d’ici avec les deux points. »

« C’était spécial de le voir devant l’autre filet. Même si on l’aime bien, on voulait gagner quand même, évidemment, et c’est très dommage de voir comment notre club a réagi après une période », confie Voyer. 

« Je n’ai jamais hésité à faire appel à Brendan, note pour sa part Bruce Richardson, pilote de l’Armada. Si je ne l’avais pas envoyé dans la mêlée, je crois qu’il aurait s’agit d’un manque de respect. On a été capables de tourner la page après notre défaite de 12-1 vendredi contre Drummondville. Aujourd’hui, il était crinqué. À 4-1, j’étais un peu découragé, surtout par la façon chanceuse dont le Phœnix marquait. Par la suite, tout le monde s’est regroupé et s’est servi de la présence de Brendan comme motivation afin de lui permettre de gagner à Sherbrooke. »