Gabriel Waked a brillé dans la défaite des siens en bloquant 44 tirs. Brendan Cregan a toutefois obtenu la première étoile grâce à son blanchissage.

Cregan gagne son duel contre Waked

Le gardien Gabriel Waked a quitté le Palais des sports avec des effluves de caoutchouc mercredi soir après avoir bloqué 44 tirs, mais le duel de gardiens a finalement été remporté par Brendan Cregan, qui a blanchi l’Armada par la marque de 2-0.

Waked a seulement cédé devant Patrick Guay en deuxième période et il aura fallu attendre qu’il quitte son filet au profit d’un sixième attaquant pour voir le Phœnix s’offrir un coussin de deux buts, l’œuvre d’Oliver Okuliar en fin de match. 

« Waked profite de l’absence de notre gardien numéro 1, qui est blessé, rappelle l’entraîneur de Blainville-Boisbriand, Brad Richardson. La différence entre un joueur élite et un bon joueur, c’est la constance et c’est ce que j’espère voir chez lui. Ce qu’il a montré aujourd’hui est très rassurant pour notre équipe. Il a donné confiance à ses coéquipiers grâce à sa solide performance. »

Cregan a obtenu son premier blanchissage de la saison et son quatrième en carrière dans la LHJMQ en bloquant les 35 tirs des visiteurs. 

« Après deux défaites de suite, on tenait à rajouter rapidement une victoire dans la bonne colonne, explique le portier des Oiseaux. Mes coéquipiers ont été excellents et on doit refaire la même chose contre Rouyn-Noranda vendredi. Ce ne sera pas facile. Ils ont d’excellents joueurs et on a toujours droit à des duels serrés contre les Huskies. »

« Ce blanchissage fera du bien à Brendan, confie Patrick Guay, qui a profité d’une belle passe de Samuel Poulin pour ouvrir la marque. Toute l’équipe est contente pour lui. On doit également donner le crédit à Waked. Il a tout de même réalisé 44 arrêts et a seulement cédé à une reprise. »

En effet, le Phœnix ne se serait jamais inquiété si Waked n’avait pas livré l’une de ses meilleures performances de la saison. 

« On cherchait le deuxième but qui nous aurait permis de respirer mieux, relate Stéphane Julien, entraîneur du Phœnix. En première période, les chances étaient là, mais on ne concrétisait pas et on aurait voulu que le pointage soit déjà de 2-0 ou 3-0. Brendan Cregan a joué un bon match, particulièrement en deuxième période, notre moins bonne de la partie. »

Excitant pour les fans, pas pour les entraîneurs

Les deux clans auront tenu en haleine les 2016 spectateurs présents jusqu’à la fin, mais il ne s’agissait pas du match le plus agréable à regarder pour les deux entraîneurs. 

« L’Armada a tenu le coup et on avait droit à un jeu serré en troisième période, mais je ne pense pas que les deux équipes ont joué leur meilleure partie défensive, malgré le bas pointage, explique Stéphane Julien. Ça ressemblait à une partie de ping-pong avec tous ces revirements. Il y a eu plusieurs surnombres, ce qui n’est jamais intéressant pour un entraîneur, mais l’important, c’est la victoire à la fin. »

« Les spectateurs ont eu droit à un bon match, renchérit Richardson. La preuve : il est 21 h 15 et c’est déjà terminé. La partie se jouait à un rythme assez impressionnant. Les deux équipes ont bien utilisé leur vitesse et ont travaillé fort, mais le Phœnix a été opportuniste sur un jeu de plus que nous. C’est ce qui a fait la différence. Ça fait plusieurs parties que l’effort est au rendez-vous, mais les gars sont incapables de trouver le fond du filet. Le résultat aurait pu être différent et à un moment donné, pour gagner au hockey, il faut marquer des buts. »