Coureur des bois

Du Walmart aux pourvoiries du Nord

CHRONIQUE / Les bottes-pantalon du ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Luc Blanchette, ont pris l’eau dans le courant de restrictions qu’il a voulu imposer pour la pêche au saumon dans le Nord-du-Québec jusqu’à ce que la grogne populaire l’oblige à présenter des assouplissements.

Alors que le ministre Blanchette proposait au départ de rendre le séjour complet en pourvoirie obligatoire pour tous les pêcheurs fréquentant les rivières les plus au nord, il appert que les déboursés supplémentaires se limiteront au paiement d’un tarif d’accès quotidien comparable aux droits exigés pour pêcher le saumon atlantique partout ailleurs au Québec.

Coureur des bois

La récolte de dindons pourrait plafonner

CHRONIQUE / Plus de la moitié de la saison de chasse au dindon étant écoulée, il est temps qu’on en parle un peu!

Même que la saison est terminée pour plusieurs, dont Luc Chamberland, de Cookshire-Eaton, qui a complété son doublé en récoltant un juvénile (jake) samedi dernier, au lendemain des grands vents.

Coureur des bois

Pression accrue sur les cerfs sans bois

Le gouvernement provincial offre 3500 permis supplémentaires aux chasseurs pour récolter des cerfs sans bois l’automne prochain en Estrie. Une augmentation de 50 % du prélèvement de femelles et de faons serait nécessaire dans la zone 6 Sud alors que cette cible est majorée de 25 % dans la zone 4.

Ces décisions étaient prévisibles à la suite d’un autre hiver ayant causé peu de mortalité ainsi qu’en réaction aux résultats de la première saison du programme expérimental sur la restriction de la taille légale des bois (RTLB) mis à l’essai pour cinq ans dans la région.

Ils sont confirmés alors que s’amorce la période d’inscription au tirage au sort supervisé par la Sépaq pour l’attribution d’un total de 21 000 permis cette année en Estrie.

Ainsi, le nombre de ces permis passe de 5000 à 7500 dans la zone 6 Sud, un territoire bordé par la frontière américaine et la route 116. L’offre avait été majorée de 177 % en 2017 (de 1800 à 5000 permis) pour s’ajuster aux changements réglementaires introduits dans le cadre du projet RTLB. Malgré cela, la récolte des chasseurs a reculé de 28 % l’automne dernier dans cette zone.

Québec augmente la pression sur les femelles et les faons de crainte que la protection des jeunes mâles et l’accroissement naturel du cheptel entraînent une croissance trop explosive.

Estimant par ailleurs que le broutage des chevreuils est déjà excessif, plusieurs producteurs agricoles de même qu’un certain nombre de chasseurs suggéraient d’aller plus loin, avec l’émission des permis de premier abattage qui sont devenus quasi permanents dans l’habitat comparable qu’est la Montérégie.

Les détenteurs d’un permis de double abattage peuvent poursuivre leur saison et espérer ajouter un mâle à leur récolte préalable d’une femelle ou un faon alors qu’en Estrie, le permis régulier d’un chasseur devient invalide dès qu’il a enregistré un cerf sans bois.

« Afin d’assurer la récolte de données scientifiques rigoureuses sur les impacts d’une mesure RTLB au Québec, le protocole et les différentes variables mesurées doivent demeurer stables pendant la durée de l’expérimentation. L’instauration du permis de 1er abattage, dans un délai aussi court, pourrait également causer une certaine confusion auprès de la clientèle.

« Par ailleurs, le permis de 1er abattage n’a pas démontré, jusqu’à présent, une grande efficacité pour accroître le prélèvement dans les zones de chasse où il est octroyé. En moyenne, seulement 12 % des chasseurs réussissent à récolter un 2e cerf même si les densités dans les zones concernées sont très élevées » répond à ce sujet le biologiste Éric Jaccard, responsable de la gestion du gros gibier en Estrie de même qu’en Montérégie.

Québec souhaite également augmenter la récolte de cerfs sans bois dans la zone 6 Nord (de Richmond vers Drummondville), l’autre secteur d’expérimentation du projet RTLB. L’atteinte de cet objectif passe par une participation accrue des chasseurs, qui ont été moins de 7000 à s’inscrire au tirage au sort l’an dernier dans cette zone alors que 8500 permis étaient disponibles. C’est pourquoi l’offre demeure la même en 2018.

Bien que détachée du programme expérimental, la zone 4 (secteur est vers la Beauce) connaît elle aussi un accroissement de son cheptel à la suite de trois hivers successifs peu rigoureux. Québec autorise 1000 permis supplémentaires pour la récolte de cerfs sans bois dans cette zone, ce qui représente une hausse de 25 % par rapport à 2017.

Les modalités d’inscription pour le tirage universel (masse des chasseurs), celui réservé aux propriétaires fonciers ou encore aux groupes spécifiques que sont les recrues (nouveaux certifiés) et les personnes handicapées sont détaillées à l’onglet « tirage au sort » sur le site sepaq.com. Des frais de 8 $ sont exigés pour participer à cette loterie. Les intéressés ont jusqu’au 31 mai pour s’inscrire.

Coureur des bois

Des espoirs réalistes au lac Massawippi

CHRONIQUE / J’aurais aimé vous confirmer que la glace ne sera pas une entrave au lac Massawippi pour l’ouverture de la prochaine saison de pêche sportive, vendredi. En fin de journée mercredi, cette certitude n’était toutefois pas encore acquise. Par contre, c’est maintenant de bon augure.

Les pêcheurs ne pouvaient d’ailleurs espérer mieux que des pluies abondantes avec des températures au-dessus du point de congélation de nuit comme de jour pour achever le travail. Les planètes sont tellement bien alignées qu’un dégagement est prévu au cours de la soirée de jeudi, avec le retour du soleil et des températures confortables de 18 degrés pour vendredi.