Pierre Massé, de Windsor, a amorcé sa saison de pêche sur les chapeaux de roues en s’inscrivant au tableau d’honneur de la réserve du Saint-Maurice avec une mouchetée de 1,72 kg (3,8 lb). Celle qu’il tient dans sa main gauche aurait également rendu bien des pêcheurs heureux.

La quiétude au lac Soucis

CHRONIQUE / Un quatuor d’Estriens a été parmi les premiers clients à séjourner dans les nouveaux chalets offrant un décor de bord de mer dans la réserve faunique du Saint-Maurice. Manon Gagné et son conjoint Guy Bruneau, de Sherbrooke, de même que leurs amis Pierre et Luc Massé, de Windsor, sont rentrés satisfaits de leur voyage.

Plutôt que de reconstruire certains chalets qui étaient en fin de vie au lac Tousignant, la Sépaq a érigé deux de ses unités modernes le long du plan d’eau voisin, le lac Soucis, dont plusieurs grèves de sable sont dégagées. Les deux ont une plage privée.

« L’offre de pêche est exactement la même. Ce site exceptionnel offre toutefois un grand carré de sable aux enfants, qui peuvent se baigner en toute sécurité. Les plages sont également propices à la détente pour les adultes. Ces derniers peuvent s’engager en kayak sur un corridor nautique de 6 ou 7 km ayant d’autres grèves pour se reposer ou manger », précise le directeur de la réserve du Saint-Maurice, Francis Desjardins.

Chaque chalet pouvant loger quatre personnes est équipé d’un kayak double. Une autre de ces embarcations peut être fournie sur demande.

« Nous avions l’habitude d’aller au lac Tousignant. Ce nouveau site est tout simplement paradisiaque. La quiétude éloigne tous les soucis » lance à la blague Manon Gagné en faisant référence au nom du lac.

Mme Gagné vante notamment l’énergie solaire qui produit un meilleur éclairage que les lampes au propane dans les chalets, pour préparer les repas ou laver la vaisselle.

« Comme nous nous sommes concentrés sur la pêche, je n’ai pas vraiment pris le temps de découvrir la plage » répond de son côté Pierre Massé.

Ce dernier avait toutes les raisons du monde de garder un œil sur sa ligne après avoir réussi deux captures enviées dans le petit lac des Orignaux. L’une d’elles, pesant 1,72 kg (3,8 lb), a d’ailleurs valu à M. Massé une mention au tableau d’honneur de la réserve.

Sept kilomètres séparent les chalets du lac Soucis et ceux du lac Tousignant, où un gardien est posté en permanence.

« Le seul inconvénient du nouveau site est l’éloignement de la balance et du bassin de nettoyage qui sont, par tradition, des lieux de socialisation. Les pêcheurs s’y regroupent pour voir les captures et s’échanger des informations. Hormis cela, nous avons pris du beau poisson, nous en avons mangé à notre goût et tout était à point » retient quant à lui Guy Bruneau.

« C’est la première fois qu’une telle remarque m’est rapportée. Je comprends la routine de certains pêcheurs, mais plusieurs autres préfèrent l’intimité. Nous n’exigeons pas que les occupants de nouveaux chalets se déplacent pour le tirage au sort déterminant les plans de pêche du lendemain. C’est le gardien qui leur rend visite pour leur communiquer ces informations et veiller à ce qu’ils ne manquent de rien », répond le directeur Desjardins.

Lors de notre visite, quatre membres d’une même famille de la banlieue de Montréal occupaient l’autre chalet du lac Soucis.

« J’aime pêcher, mais pas à longueur de journée. Alors, j’ai profité de la plage, je me suis trempé les orteils et j’ai marché le long de la grève, où le vent avait une meilleure prise pour éloigner les moustiques » a apprécié Valérie Lefebvre.

« C’est reposant, c’est relaxant », a renchéri spontanément sa belle-mère Sylvie Lauzon.

« Je suis un habitué des réserves et je ne retiens que du positif de ce premier séjour au lac Soucis », endosse le chef de famille, Rogert Forget, en exhibant lui aussi une belle brochette de truites mouchetées.

Plancher de bois franc, galerie avec moustiquaires, foyer extérieur et plage privée, ces nouvelles installations sont de la qualité à prix abordable (autour de 150 $ par jour pour le chalet).

Les journalistes invités par la Sépaq, dont j’étais, ne sont pas non plus revenus bredouilles. J’ai même récupéré le monstre qui m’avait laissé pantois en brisant brutalement mon fil. À suivre.