Les installations sportives de l'Université Laval

Coupe Vanier: Québec sur les rangs pour 2018

L’Université Laval et le Rouge et Or aimeraient accueillir la prochaine Coupe Vanier. Reste à connaître les désirs de U Sports, qui tenterait de revenir dans le giron de la Ligue canadienne pour présenter sa finale en marge de la Coupe Grey.

Les démarches de l’Université Laval sont entamées depuis un certain temps, a expliqué mardi le directrice des activités sportives par intérim de l’UL et responsable du programme Rouge et Or, Julie Dionne. «“Si jamais vous cherchez une place, on lève la main”. C’est un peu ce qu’on a dit» à U Sports, a-t-elle affirmé au Soleil, mardi.

Une décision sera prise d’ici la fin janvier 2018, a de son côté spécifié le président de l’organisme responsable du sport universitaire canadien. «Nous sommes toujours ouverts à toutes les options, et Laval serait l’une des ces options», a écrit Graham Brown dans un courriel au Soleil.

Même si Brown n’a pas voulu confirmer l’information, un rapprochement avec la LCF semble toutefois être le premier choix de U Sports, selon Dionne. En 2007, en 2011 et en 2012, la Coupe Vanier avait été présentée dans le même stade, la même fin de semaine que la Coupe Grey. Ce qui assurait une présence accrue de partisans. La foule de 37 098 spectateurs enregistrée au Rogers Center de Toronto en 2012 demeure d’ailleurs la meilleure de l’histoire de la Coupe Vanier.

L’Université Laval a accueilli la grande finale du football universitaire à quatre reprises. Le Rouge et Or y était en 2010 et en 2013, mais les rencontres de 2009 et de 2015 avaient aussi eu un beau succès au guichet malgré l’absence des favoris locaux. En 2013, l’entraîneur-chef Glen Constantin suggérait même de faire du PEPS le lieu d’accueil permanent de la Coupe Vanier.

Les dimensions du Stade Telus sont idéales pour sa tenue, remarque Julie Dionne. Un peu plus de 18 000 personnes peuvent s’y entasser. «Il y a 35 000 places dans un stade de la CFL. Quand il n’y a pas beaucoup de monde, ça paraît. Je pense que c’est moins bon pour le sport universitaire dans ce temps-là.»

La prudence est toutefois de mise. Un échec dans la tentative de rapprochement avec la LCF ne signifierait pas forcément une Coupe Vanier à Québec, prévient Dionne. «On n’est peut-être pas seuls dans la course. C’est pas dit que si ce n’est pas la LCF, c’est nous qui l’avons. On n’en est pas là.»

Les larmes aux yeux

Présente à Hamilton pour assister à la défaite du Rouge et Or, Julie Dionne est bien placée pour comprendre la tristesse vécue par les footballeurs de Laval, vaincus 39-17 lors du match ultime. Elle avait une pensée particulière pour les finissants, mardi. «J’ai fini ma carrière sur une défaite en championnat national», a rappelé Dionne, ancienne joueuse du Rouge et Or basketball, de 1997 à 2002.

Samedi, elle avait les yeux dans l’eau, comme plusieurs joueurs. «Ça m’affecte. Je suis toujours émotive, que ce soit dans les défaites ou les victoires.»

Elle refuse par ailleurs de se mouiller quant à son intérêt pour le poste qu’elle occupe par intérim depuis le non-renouvellement du contrat de Christian Gagnon en octobre. «D’avoir accepté l’intérim m’amène dans un mois excessivement intense. Je n’ai pas de journées de congé, c’est un peu fou. Mais ça me permet de voir un peu ce que ça représente, j’ai cette chance-là», a dit la mère de deux jeunes enfants, qui remplit toujours ses tâches régulières, celles de responsable du programme Rouge et Or.