Un joueur du Phœnix 1 de Sherbrooke catégorie midget B a écopé huit matchs de suspension pour avoir frappé un arbitre au visage, le 4 janvier dernier, lors d’un affrontement face aux Cantonniers 1 de Magog.

Coup de poing au visage d'un arbitre: «C’est inacceptable»

Un joueur du Phœnix 1 de Sherbrooke catégorie midget B a écopé huit matchs de suspension pour avoir frappé un arbitre au visage, le 4 janvier dernier, lors d’un affrontement face aux Cantonniers 1 de Magog. Une suspension inacceptable pour la direction de l’association de hockey mineur de Magog, qui a porté la décision du comité de discipline de Hockey Estrie en appel auprès de Hockey Québec.

L’histoire, telle que diffusée par le 107,7 mercredi, relate que le jeune joueur du Phœnix aurait écopé de deux punitions successives pour double-échec, en plus d’une pénalité de 10 minutes pour conduite antisportive avant de s’en prendre à l’arbitre Yan Laroche.

Escorté vers la sortie par un juge de ligne, le jeune homme aurait tourné les talons et franchi la distance le séparant de l’arbitre avant de le frapper solidement au visage, a témoigné l’arbitre au 107,7.

Selon le code d’infraction sur la feuille de match, le joueur a automatiquement écopé trois matchs de suspension. Cinq matchs de suspension additionnels ont été ajoutés par le comité de discipline de Hockey Estrie.

Une sanction qui est loin de plaire à Robert Butler, président de l’association de hockey mineur de Magog.

« On n’est pas satisfait du tout. Ce n’est pas suffisant, et c’est inacceptable. Hockey Québec fait beaucoup de promotions pour que cesse la violence verbale, et physique, envers les arbitres au hockey mineur, des efforts qui sont appuyés par toutes les associations. Je ne veux pas remettre en cause totalement la décision du comité de discipline, ils se sont sûrement basés sur des règlements pour justifier leurs décisions, mais dans la réalité, c’est une peine qui ne représente pas du tout la gravité du geste. On doit mieux protéger nos arbitres », a-t-il expliqué à La Tribune.

« C’est un geste grave. S’il avait été posé à l’extérieur d’une patinoire, je me demande ce que le jeune aurait eu comme conséquence. Seulement huit matchs de suspension, le message qu’on envoie est faible. Surtout qu’on est en pleine période de tournois. Si son équipe participe à un tournoi et qu’elle dispute, je ne sais pas, trois ou quatre matchs, le jeune ne pourrait que manquer une ou deux semaines avant de revenir au jeu. Ce n’est pas suffisant », a réitéré Robert Butler.

Ce dernier est président de l’association de hockey mineur depuis six ans, et membre du conseil d’administration depuis 11 ans.

C’est la première fois qu’il doit traiter un dossier de la sorte.


« On n’est pas satisfait du tout. Ce n’est pas suffisant, et c’est inacceptable... On doit mieux protéger nos arbitres. »
Robert Butler

« On a rempli tous les formulaires, on espère maintenant que ça ne traînera pas trop et que ça se règle rapidement. C’est la première fois qu’on porte une décision du comité de discipline en appel. L’image du hockey mineur a été écorchée, à plusieurs reprises, dans les dernières années. Et on travaille fort avec les parents, et les jeunes, pour ramener de l’ordre dans nos affaires. Je souhaiterais qu’on ait davantage de soutien, pour le suivi des cas problématiques. C’est difficile à gérer, pour des bénévoles. On n’a pas toujours les outils nécessaires. »

À noter que le joueur fautif a déjà purgé trois de ses huit matchs de suspension.